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Vlan #53: le futur de la beauté avec Lubomira Rochet

mardi 10 juillet 2018 à 09:18

Lubomira Rochet est la C.D.O du groupe l’Oréal et je l’ai déjà reçu sur ce podcast afin de parler de la transformation du groupe.
Mais cette fois, je la reçois pour parler de beauté et plus précisément du futur de la beauté.
l’Oréal, le plus important groupe de beauté au monde, s’est fixé comme mission d’apporter « la beauté pour tous » mais concrètement qu’est ce que cela peut vouloir dire.

C’est de cela dont nous parlons avec Lubomira pour mieux comprendre sa vision et celle du groupe car  quelque part, ce sont eux qui vont définir, avec les consommateurs, la beauté de demain.

 

De la beauté pour tous à la beauté pour chacun

Bien sur l’Oréal touche toutes les typologies produits, toutes les gammes de prix, tous les types de peaux (même si pendant longtemps ils se sont concentrés sur les peaux caucasienne), tous les circuits de distribution et en cela ils ont toujours suivi leur mission de marque.
Si nous avons connu une conception de la beauté très uniformisée et descendante constituée de modèles censés être aspirationnels pour chacun, aujourd’hui, selon Lubomira le futur de la beauté doit être personnalisé.
C’est l’un des aspect majeur du digital. Il permet aux consommateurs de trouver le produit qu’il leur faut précisément mais la technologie permet également de développer un produit en fonction de la peau de la personne.
On pourrait donc demain imaginer d’avoir chacun un numéro avec le code de sa peau que l’on pourrait donner aux marques afin qu’elles puissent développer un produit qui nous soit dédié.
Ensuite, de la simple customisation à la personnalisation, il y a évidement de nombreuses options qu’il faut considérer.

Dans cette approche, plus de jugement à priori de la peau, personne n’a une peau ethnique, tout le monde a une peau qu’il faut traiter de manière particulière.
Cela pose évidemment des questions industrielles importantes de logistique mais également en points de vente.
La massification et son modèle économique va finir par être remis en question par ce nouveau paradigme qui tend à s’imposer et qui va demander de s’approvisionner en matière première de manière locale, de produire à la demande etc…

D’une approche produit à une approche servicielle de la beauté

Malgré les années de publicité, les consommateurs ne savent généralement pas quels sont les bons produits pour eux.
Dès lors, comme le précise Lubomira, il y a 2 dimensions servicielles importantes: le diagnostic et l’essayage virtuel.
Le diagnostic peut se faire en boutique mais en ligne c’est encore très rare qu’il soit précis, idem pour essayer le maquillage.
Néanmoins, on est en droit de se poser la question du rôle de la marque dans un monde dans lequel les produits sont personnalisés. Est-ce que finalement dans ce nouveau « monde », ce qui est important ce n’est pas simplement les ingrédients, l’expérience et la finesse de personnalisation associée au prix?
Mais pour Lubomira, la marque doit absolument amener le contrat de confiance sur la qualité des produits et les ingrédients mais aussi un engagement fort pour la société.
Il y aura beaucoup de modèles différents évidemment mais on peut être certain que dans les boutiques demain, on aura de petites usines qui permettront à tout à chacun de repartir avec leur produit dédié dans l’heure.
D’ailleurs, nous parlons également de robotisation, du rôle de l’humain, de celui de l’intelligence artificielle, de la privatisation des données et de nombreux autres sujets connexes à celui simplement d’une beauté personnalisée.

Ce qui est certain, c’est que la beauté n’échappe pas à la révolution industrielle que nous sommes en train de traverser et que c’est évidemment un secteur passionnant car il parle à tout le monde.
En écoutant cet épisode de podcast vous en découvrirez encore plus.

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Vlan #52 La ville est devenue une nécessité insupportable

mardi 3 juillet 2018 à 07:25

Bruno Marzloff est sociologue, spécialiste de la ville et de la mobilité, a fondé l’institut de recherche Chronos qui s’intéresse particulièrement aux questions de l’urbanisme et de son évolution.
J’ai rencontré Bruno il y a précisément 18 ans lorsque je faisais mon mémoire de fin d’étude, il m’avait alors gentiment reçu et aidé pour mon projet autour du temps comme facteur clef de succès du 21ème siècle.
Aujourd’hui je le reçois pour parler de son sujet de prédilection, à savoir, la ville.

Nous avions déjà parlé avec Stéphane Hugon d’un retour à la nature et à la naturalité mais ici, nous plongeons beaucoup plus sur ce qui constitue les contradictions de la ville.

En effet, je constate dans mes envies personnelles et dans celles de mes amis, une envie impossible de vouloir retrouver de la nature tout en profitant des avantages de la ville, j’ai la sensation qu’il y a un mouvement vers plus de naturalité et c’est donc de cela dont nous parlons ensemble.

La ville est devenue insupportable

La ville est aujourd’hui un corpus très  hétérogène qui intègre des monstres comme Jakarta, Lagos ou Shanghai et ses 80 millions d’habitants mais également selon définition française des structures de plus de 20 000 habitants.
Dès lors, il est difficile de lui donner une définition stricto sensu.
Aujourd’hui, on ne sait plus très bien où sont les limites de la ville et nous sommes dans l’incapacité de maîtriser ce développement.
Finalement, selon Bruno Marzloff, une des caractéristique essentielle de la ville, c’est celle de l’hébergement de flux (humains, mode de transports, marchandises, touristes, mafia, commerces) et qui domine la question de la ville car ces flux ne sont absolument pas maitrisés.
En reprenant cette accroche publicitaire du TGV « prenez le temps d’aller vite », nous discutons avec Bruno de ce paradoxe complexe mais qui exprime bien la situation dans laquelle se retrouve beaucoup de citadins.
Selon Bruno Marzloff, c’est le lot de ces derniers de la gérer d’ailleurs et c’est évidemment un équilibre complexe à trouver.
Car la pression formidable de la ville, les injonctions permanentes des notifications, tout ce mouvement représentent l’énergie de la ville mais en même temps, en tant qu’être humain, nous avons besoin et nous cherchons une forme de ville apaisée.
Cette ville est devenue insupportable.
Si d’un coté il existe un rejet de tous les excès, ceux de la ville tentaculaire et de l’ensemble des séquelles liées (bruits, temps perdus, pollution, chereté), de l’autre, cette ville génère un effet centrifuge principalement lié au travail.

Dès lors, plus la ville est importante plus elle définit des déplacements subits (travail, ressources utiles, etc…).
Ces derniers sont devenus ingérables par les villes d’ailleurs en particulier car les politiques ont un temps de décision différent du temps de développement des villes. Ces derniers ne réfléchissent qu’à se faire réélire alors qu’il faudrait une réflexion profonde sur la ville et ses flux.
Au final comme le relève Bruno Marzloff, 48% des Européens souhaitent résider ailleurs que là ou ils habitent actuellement mais ce chiffre devient vertigineux puisqu’il atteint 70% quand on est dans la grande périphérie parisienne.
Sans compter que la ville génère énormément de solitude. Ainsi, il a été prouvé que la solitude est inversement proportionnelle à la densité d’une ville.
De manière contradictoire, on aime aussi le sentiment d’anonymat que la grande ville procure.

Les envies d’une autre ville

On se rend compte que la ville est construite sur une logique d’étalement de ses fonctions.
Elle a été pensé pour être reliée par l’automobile mais force est de constater que nous sommes entrés dans une impasse.
Pourtant on fait perdurer son mode de fonctionnement car on n’arrive pas à entrer dans une rupture.
On a envie de proximité par exemple, de participer à des échanges entre voisins mais peut on fabriquer de la ville sur la ville se demande Bruno Marzloff.
On cherche de la familiarité, de la communauté dans la ville.
Nous cherchons également une ville  dans laquelle nous pouvons accéder à pied à l’ensemble des éléments dont nous avons besoin.
Et évidemment, une ville plus « nature », une ville plus maitrisée.
Mais la « ville nature » n’existe pas en réalité et s’il existe une demande très forte de s’évader de la ville, pour beaucoup de citadins, la réalité financière est qu’il y a une impossibilité de le faire.
Le rêve est donc de s’installer dans une petite ville à coté de la grande pour essayer de tirer profit des 2 mais, une fois encore, la contradiction est difficile à gérer.
Pour remettre de la nature dans la ville, les citadins plébiscitent des jardins partagés, ils veulent « faire ensemble » et souhaite des espaces actifs dédiés à la nature.
Toutefois, ces derniers ne sont pas au programme des politiques car ce ne sont pas des mesures qui les feraient réélire.

Et vous? comment vous sentez vous dans votre ville? Dans votre vie?
Que vous soyez citadins ou pas, il serait intéressant de comprendre comment vous avez trouvé votre équilibre.

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Vlan 51 Comment hacker son cerveau pour atteindre le bonheur

mardi 19 juin 2018 à 08:41

Mo Gawdat est un être exceptionnel! Chief Business Officer de Google X qu’il vient de quitter, il a décidé de dédier sa vie au bonheur des autres avec un objectif: rendre 1 milliard de personnes plus heureuses.
Il vient de sortir un livre  « La formule du bonheur» sur lequel nous revenons en détail dans ce podcast.
C’est une chance inouïe de recevoir Mo car ses conférences se remplissent en quelques minutes et une opportunité pour vous puisque j’ai dépensé temps et argent pour faire traduire ce podcast et le rejouer avec un comédien en français afin qu’il puisse être accessible à un maximum de personnes dans la francophonie. Vous avez donc et c’est particulier, 2 versions de ce podcast, une en V.O et une intégralement en français.

 

Voici la version originale en anglais:

Et la version en français:

Cet épisode est plus long que les autres mais j’espère vraiment que vous apprécierez d’écouter ses bons conseils car ils m’ont beaucoup aidé à comprendre le fonctionnement de mon propre cerveau.

 

Le marketing est souvent à contre emploi avec le bonheur

Vouloir être heureux est un acte naturel chez l’Homme, quoique l’on fasse, les relations que l’on construit, toutes les choses que l’on acquiert, c’est évidemment dans cet objectif d’être heureux.
Toutefois, comme le relève Mo, la logique même du marketing s’oppose avec la poursuite du bonheur.
Alors bien entendu il est essentiel de nuancer mais si l’on doit en faire une équation simple alors le bonheur est égal à la différence entre ce qui vous arrive et ce que vous espérez qui vous arrive.
Par conséquent, le principe du marketing qui consiste à expliquer aux consommateurs qu’ils n’ont pas assez ou qu’ils seraient mieux s’ils avaient tel ou tel produit ou s’ils avaient accès à tel ou tel service rend l’équation plus complexe à équilibrer.

Le bonheur peut être défini par ce contentement apaisé de ce qui vous arrive dans la vie et de ce que vous possédez.
A noter que personne n’est heureux en permanence, on peut simplement être heureux plus souvent.
Et cela doit vraiment être différencié du plaisir!
On lit régulièrement que beaucoup de plaisir génère nécessairement du bonheur mais selon Mo, c’est un mensonge.
La poursuite du plaisir est pour lui une échappée dans laquelle on se réfugie lorsque l’on arrive pas à être heureux.
Par exemple, passer une semaine très difficile au travail et aller faire la fête le WE, boire un peu trop – cela ne rend personne heureux mais pendant un moment, vous oubliez les soucis de la semaine.
Vous pensez que vous êtes heureux mais c’est simplement votre cerveau qui arrête de penser.
Cette solution ne permet pas d’atteindre le bonheur car le lendemain, la réalité vous revient.

Il en va de même pour le succès.
Nous avons tellement entendu que le succès mène au bonheur, que nous en sommes convaincus mais l’argent, le succès ou encore la célébrité ne permettent jamais d’être heureux.
Selon Mo, une fois que vous gagnez l’équivalent du salaire moyen du pays dans lequel vous vivez et que vous pouvez dormir au chaud et nourrir vos enfants, alors tout ce qui est au dessus est superflu et ne vous aidera pas dans votre quête du bonheur malgré tout ce que les marketers essaient de vous faire croire.

 

Le bonheur est un sport: il faut s’entrainer à être heureux.

Le cerveau humain est rempli de points morts qui nous empêchent de ressentir le bonheur et la recommandation de Mo est de travailler à être heureux.
De la même manière que pour être en bonne forme physique, il faut manger sainement et faire du sport un certain nombre de fois par semaine, pour être heureux, il faut faire un certain nombre d’exercices pour y arriver.

Ce qui vous rend heureux ou malheureux ce n’est pas tant ce qui vous arrive mais la manière de l’appréhender.
Ce qu’il faut comprendre, c’est le coeur de la thèse de Mo, c’est que le cerveau humain n’est pas designer à être heureux mais à survivre.

Il existe ainsi un certain nombre de points morts dont il faut prendre conscience pour être heureux plus souvent.
Le premier d’entre eux est le filtre de notre cerveau.
Ainsi, certains éléments de notre cerveau reptilien filtrent l’information afin de nous aider à survivre et dans le même temps nous rendent malheureux.
On assume, on exagère les choses pour donner à la vie une teinte qui est pire que ce qu’elle est réellement.
On filtre naturellement les bonnes informations car ce sont les mauvaises nouvelles qui vont nous permettre d’être toujours sur le qui vive et de survivre.
Le second, est que l’on assume énormément de choses afin d’essayer d’avoir une image globale de la situation qui nous permettra de prendre une décision in fine.
C’est ainsi que l’on en arrive à prédire le futur (ou à essayer) afin de se préparer du mieux possible à une situation qui nous effraie potentiellement.
Le 3ème est de regarder le passé car nos références sont nécessairement liées à nos expériences. Ainsi, si telle expérience a été négative, on va naturellement avoir tendance à penser que la suivante le sera également
Le 4eme sont les étiquettes que l’on met sur les choses ou les personnes afin de pouvoir prendre des décisions plus rapidement et ainsi se protéger d’une éventuelle attaque.
Le 5ème, est l’exagération par exemple lorsque l’on décrit une situation pire qu’elle ne l’est pour faire réagir autrui.
Le 6ème est l’émotion car quand on ne les contrôle plus alors elles jouent vraiment contre nous.
Il faut prendre conscience de ses émotions évidemment mais il ne faut pas leur donner tout le pouvoir en particulier lorsqu’elles sont irrationnelles.

 

Afin de résoudre ces différents points morts, il faut regarder la vérité en face. Il y a ainsi plusieurs vérités que Mo aborde dans son livre.
Mais aussi, apprendre à s’aimer soi totalement mais aussi à accepter ses vulnérabilités.
Cette société de la performance sur l’ensemble des domaines mènent inévitablement au manque de bonheur.
Il faut accepter que nous sommes tous largement « suffisamment bien » et cela résoudra beaucoup de mécontentements mais également de conflits entre humains car ce sont souvent des batailles d’égo qui sont en jeu plus que toutes autres choses.
En prenant ce chemin vous allez pouvoir donner.
Mais aussi de faire passer le message car c’est la seule manière d’y arriver alors diffuser ce podcast à 2 amis et demandez leur de le diffuser à 2 amis et ainsi de suite pour que le message puisse prendre de l’ampleur et toucher le plus de monde possible.

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Vlan #50 Un autre regard sur la sexualité et le plaisir féminin

lundi 11 juin 2018 à 17:37

Olympe de G! Derrière ce pseudo se trouve est une femme mutlifacette, entre autre réalisatrice et  actrice de films X alternatifs (ou féministes si vous préférez).
Ceci est l’épisode 50 de Vlan et je voulais marquer le coup avec un sujet qui me tient à coeur même s’il peut sembler sensible pour un homme de l’aborder.

Ce thème est sujet sociétal important  car comprendre l’évolution de la relation de la femme à sa sexualité doit parler à un peu tout le monde.
Nous en discutons avec sérieux mais sans intellectualiser et nous abordons le plaisir féminin, la sexualité mais aussi les films X. Ces derniers sont une part essentielle du « combat » d’Olympe de G que ce soit dans la manière de les produire mais aussi  pour leurs impacts sur l’éducation sexuelle.

 

Le plaisir féminin: entre culpabilisation, incompréhensions et mythes

Olympe de G s’est rendue compte très tôt et à ses dépends que dire son désir en tant que femme était très mal accepté en France voire pouvait prêter à raillerie.
Pourtant, elle a toujours considéré, a raison, qu’il ne devait y avoir aucune honte à cela.
Elle a une sexualité active et considère cela sain, beau et n’a pas nécessairement envie de le cacher comme la société l’ordonne – particulièrement aux femmes.
Une femme qui exprime son enthousiasme pour le sexe ne devrait pas être considérée comme une femme de petite vertu ou alors pas plus qu’un homme.
Il y a une telle inégalité sur le sujet entre hommes et femmes….
Elle qui vient de l’univers de la publicité et des clips vidéos s’est découvert une créativité forte quant il s’agissait de mettre en scène sa propre sexualité.
C’est donc avec plaisir qu’elle a décidé d’explorer l’univers du X avec son regard de femme.
Elle n’a évidemment pas la prétention de pouvoir modifier la perception de la sexualité féminine à elle toute seule mais elle pose sa pierre à l’édifice en proposant une offre différente.
Nous avons beaucoup parlé avec le mouvement #metoo du consentement et c’est évidemment un épisode très important dans la relation hommes-femmes dans notre société.
Mais comme le rappelle Olympe de G, le consentement doit pouvoir se faire dans les 2 sens et les femmes doivent pouvoir exprimer leur « oui », exprimer ce qu’elles aiment, ce qu’elles attendent à leur partenaire.
Pour ce faire, la connaissance de son corps, de son plaisir semble un passage obligatoire et la masturbation le meilleur moyen d’y arriver.
Pourtant la masturbation féminine reste encore tabou dans notre société, et ce, malgré la démocratisation et la glamourisation des jouets féminins.
Dans le même temps, il y a énormément de méconnaissance sur le sexe et le plaisir féminin.
Ainsi, il a fallu attendre 1998 pour enfin savoir à quoi ressemblait un Clitoris dans son ensemble.
Olympe de G de remarquer que cela est arrivé au même moment où on inventait le viagra pour l’homme.
Cette image 3D aura enfin permis de briser cette idée d’une jouissance vaginale supposée plus forte et plus mature.
De la même manière, combien de personnes ont lu d’articles sur le Point G, ce fameux point mystérieux censé renverser totalement les femmes.
Par conséquent, on culpabilise les femmes tant sur leur envie sexuelle que sur leur capacité à atteindre un orgasme dît vaginal.

 

 

Le plaisir féminin et le rôle des films X

En 2018, l’éducation sexuelle est encore majoritairement faite par les films X.
Comme le souligne Olympe de G, c’est triste et dommage que les enfants et les adolescents n’aient pas de véritables cours d’éducation sexuelle afin de briser les idées reçues sur le sujet.
Toutefois, les films X ont leur utilité comme par exemple de se découvrir de nouveaux fantasmes ou simplement d’aider à la masturbation.
D’ailleurs, Olympe de G de souligner une autre idée reçue selon laquelle les hommes seraient plus visuels que les femmes. Cela a été prouvé scientifiquement, les réactions pour les 2 sexes sont les mêmes devant des scènes X.
Mais dans un marché ou 90% des films sont gratuits au visionnage, les budgets sont ridicules et les conditions de tournage et de traitement des acteurs et particulièrement des actrices déplorable.
Dans ces films très majoritairement produits par des hommes les filles sont systématiquement montrée en position dominées.
On ne s’intéresse pas à leur plaisir non plus généralement.
Pourtant, dans les années 70, il s’agissait d’un vrai art cinématographique à part entière.
C’est aussi pour montrer ce qui l’excite, la manière dont elle a envie que son corps de femme soit caressé et baisé qu’elle a décidé d’apporter son regard féminin à cet art.
Mais elle est une militante d’un X éthique, c’est à dire d’un film bien produit dans le respect des acteurs/actrices et de toutes les personnes qui participent au film.
Elle souhaite également sortir des clichés racistes éculés que l’on retrouve dans ce genre cinématographique.
Il suffit de regarder les statistiques annuelles de Youporn dans lesquels on apprend par exemple que depuis de nombreuses années, le mot clef le plus recherché est « beurette ».
Olympe de G souhaite montrer des femmes en position de pouvoir parfois, des femmes qui connaissent leur corps et leur plaisir, montrer des hommes de manière érotique et ce qu’elle trouve beau et sensuel dans le corps masculin mais ausi montrer le sexe féminin de manière différente.
Il y a tant à dire et tant à faire sur le sujet de la sexualité féminine et du plaisir féminin que chaque pierre qui permet de casser les clichés éculés est la bienvenue.

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Vlan #49 Le Slow web: vers une vision plus éthique d’internet

mardi 5 juin 2018 à 07:42

Tariq Krim est un entrepreneur, fondateur de Netvibes, service au succès mondial, il est désormais engagé dans le slow web avec dissident.ai.
Je connais Tariq depuis des années et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a toujours été en avance sur son temps.
Avec Tariq, j’essaie de comprendre ce qu’est le slow web ou en tous cas à quoi pourrait ressembler un web plus éthique.


J’imagine que c’est une conversation que vous avez régulièrement dans ces diners pendant lesquels on refait le monde. Cet épisode, c’est un peu ma version de cette conversation avec un Tariq passionnant.

 

Le slow web, en quelques mots

 Quand vous entendez « Slow web » vous pensez sans doute à « déconnexion » mais ce n’est pas du tout le sujet.
Comme le rappelle Tariq, la  tendance « slow food » s’est construite en opposition au fast food mais il n’a jamais été question de manger un mauvais hamburger plus lentement.
Cette idée doit même vous faire sourire à l’instant ou vous la lisez.
Le slow food, c’est choisir des bons ingrédients bio, c’est prendre le temps de cuisiner, d’inviter des amis etc…
De la même manière pour Internet, l’idée n’est pas de ralentir l’usage d’un web « malade » mais d’envisager le web différemment.

L’oligarchie numérique des GAFA a imposé un modèle dans lequel le consommateur n’est plus du tout au centre, sinon comme un produit dont les marques consomment les données.
Par ailleurs, quelque part les réseaux sociaux ont créé une réalité sociale alternative qui pose un vrai problème de santé publique car dans un monde à la réalité déformée, votre vie à toujours l’air insuffisante.
Comme le souligne Tariq, nous sommes pressurisés en permanence car nous avons toujours l’impression de passer à coté de quelque chose.
Il ne s’y trompe pas quand il évoque l’augmentation du nombre de suicide chez les plus jeunes. Les taux n’ont jamais été aussi élevés.

Pour Tariq, il faut donc se poser la question de la possibilité d’un autre modèle.

 

Autopsie d’un malaise sociétale

La question reste de savoir si cela est nécessaire de remettre en cause le modèle…n’est-ce pas jouer le jeu du marketing de la peur que de brandir à tout va l’intelligence artificielle et les algorithmes?

Selon Tariq, c’est essentiel car nous avons perdu le contrôle de notre vie numérique.
comme il le rappelle, avant l’iPhone, nous possédions l’ensemble de nos données: nos fichiers, nos musiques, nos films et surtout nos préférences et nos relations mais avec le cloud, nous avons donné à d’autres la possibilité de gérer notre espace privé.
Aujourd’hui, nous n’avons plus vraiment la maîtrise sur la manière dont nous souhaitons interagir avec le monde.

Si auparavant, je pouvais choisir les flux d’informations que j’allais lire, aujourd’hui tout ce que l’on voit a été sélectionné par un tiers sans que je puisse m’en rendre compte et cela peut être utilisé par la publicité: montrer une histoire triste d’un(e) ami(e) pour vous vendre des vacances à travers une pub par exemple car on sait que vous y serez alors plus sensible.
Les réseaux sociaux et leurs algorithmes peuvent définir comment vous allez vous sentir car ils vous connaissent mieux que vous même.

Tariq l’affirme: un algorithme n’est jamais neutre.
Les machines ne devraient pas pouvoir contrôler nos vies, l’humain devrait rester au centre et les machines devraient être là pour nous servir.
A grande échelle cela pose d’ailleurs des problèmes politiques car aujourd’hui on est presque capable de servir un message différent pour chaque personne en fonction de ses attentes et cette personne ne sera pas en mesure de le réaliser.
D’ailleurs, à une moindre échelle, c’est déjà le cas sur Google, les résultats de recherche différent d’une personne à l’autre en fonction d’une multitude de critères. C’est la fameuse « filter bubble » décrier par Eli Pariser.
On dessine donc assez bien la limite du système
Il s’agit donc de faire un retour aux sources de ce qu’était la vision originale du web avec des communautés bienveillantes, de mettre l’humain au centre, de faire en sorte de limiter les notifications, de ne pas faire de « branding » etc…

 

Le slow web: vers quel modèle?

Selon Tariq, il y a une place à prendre entre le modèle à l’américaine ou tout est monétisé et le modèle à la chinoise dans lequel tout est contrôlé.
Il faut réinventer de nouveaux modèles et de trouver les moyens à d’autres modèles d’exister.
Se repose un certain nombre de questions par exemple: « Pourquoi vouloir à tous prix être une licorne? »
Peut être que proposer une offre à une cible plus petite mais qui a besoin du service proposé, fait plus de sens car vouloir à tout prix proposer un modèle unique du web n’est pas très sain.
Il n’existe pas de réponses simples évidemment car l’écosystème est construit de telle manière que pour exister il faut utiliser les mêmes techniques qu’on essaie de combattre.
Cela implique que pour exister il faut être largement utilisé.

Toutefois, selon Tariq, il y a au moins 3 débuts de réponse:

– Revenir à des standards ouverts voire forcer l’ouverture des plateformes.
– Créer une interopérabilité des données d’un service à l’autre (beaucoup plus que ce que le GRDP permet aujourd’hui)
– Respecter la vie privée, le cerveau de l’utilisateur

 

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