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Vlan #70 Réinventer la poésie amoureuse dans un monde digitalisé

mardi 11 décembre 2018 à 08:35

Morgane Ortin est la créatrice du compte instragram Amours Solitaires, un recueil de poésie amoureuse par messages courts (sms/what’s app).
Directrice d’une maison d’édition spécialisée sur le roman épistolaire, Morgane a créé ce compte sur lequel elle a réuni près de 300 000 personnes en 1 an et demi.
Son livre a été plusieurs fois en rupture de stock, bref, c’est un phénomène.

Il est donc intéressant de se pencher sur ce besoin de douceur, d’authenticité et d’amour.
Et puis, je trouve passionnant cette capacité du quidam a créer de la poésie par simple message court.
Si vous ne connaissez pas ce compte, courrez-y, c’est juste magnifique.

 

Les SMS ou Whatsapp n’ont pas détruit la poésie amoureuse, tout au contraire

 

Morgane a toujours été passionnée d’écriture et particulièrement de correspondances et plus spécifiquement de romans épistolaires car cela permet d’ouvrir une porte à la lecture plus facile mais aussi parce que c’est un style qui permet d’oublier l’auteur pour se concentrer sur l’humain.
Ce style à une dimension profondément authentique par rapport à tout autre.
2 questions essentielles ont dirigé Morgane sur la création de son compte Instagram.
La première est de savoir comment moderniser le style épistolaire et la seconde, plus personnelle tourne autour de la mémoire à l’heure du « tout cloud ».
En ce sens, selon Morgane, Amours Solitaires est un travail de mémoire devant l’évanescence du 2.0.
Que deviennent les échanges?
Les SMS et autre What’s app sont-ils de simples messages anecdotiques ou à l’inverse font-ils l’essentiel de nos échanges?
Ont-ils une moindre importance parce que numériques?
Le pari d’Amours solitaires, c’est d’abord que ces messages doivent être conservés quelque part et même si Instagram est également hébergé dans le « cloud », faire confiance au service pour ne pas perdre le compte.
Mais c’est surtout et aussi que ces messages peuvent être le lieu de l’intime, qu’ils sont parfois l’objet de trésors d’inventivité et que finalement la poésie n’a pas disparu mais qu’elle s’est simplement déplacée.
Les puristes diront qu’une lettre manuscrite avait plus de panache mais ce qui compte réellement est peut être ce qui est écrit plus que le véhicule qui est utilisé.
Quoiqu’il en soit, le succès du compte prouve qu’il y a une réalité derrière ces messages courts mais aussi, qu’on a envie et besoin de poésie dans une société ou la solitude est la norme.
Et les histoires que raconte Morgane sur l’impact d’amours solitaires sur les lecteurs et lectrices sont profondément touchantes.

 

Instagram n’est pas que le royaume du « fake »

 

Il est évident pour tout le monde désormais qu’Instagram est le royaume du « fake » dans lequel chacun essaie de prouver aux autres et sans doute à soi même que sa vie est formidable.
Mais il est évident que ce n’est pas la réalité même si les stories nous rapprochent un peu plus de l’authenticité du moment.
D’ailleurs, les utilisateurs commencent à s’amuser avec ces codes désormais.
Néanmoins, comme le souligne Morgane, les réseaux sociaux accentuent la solitude, facilite la haine, bref ce n’est pas forcément très bienveillant.
Amours solitaires, c’est tout l’inverse et comme Morgane l’exprime si bien « si les réseaux sociaux subliment le faux, ils sont également des libérateurs de l’intime ».
Les valeurs d’Amours Solitaires sont assez simples et humaines, car le sentiment amoureux est, selon Morgane, le socle de notre humanité.
Dès lors, loin de nous aliéner, la technologie peut être notre alliée dans l’expression de cette humanité.
Ici, comme le souligne Morgane, à travers Amours Solitaires on arriver à capter ce besoin des personnes de nourrir leur âme.

Au final, on s’aperçoit que loin des clichés trop rapidement apposés, Amours Solitaires prouve ce besoin d’authenticité mais également ce besoin de poésie et finalement que malgré les nouvelles technologies, c’est toujours notre âme qui s’exprime.
Cela nous différenciera toujours de l’intelligence artificielle.

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Vlan #69 Le polyamour est-il l’avenir du couple?

mardi 4 décembre 2018 à 09:24

Remi Chapeaublanc est photographe et sans être un expert du polyamour, il est dans une relation polyamoureuse stable depuis 4 ans mais surtout, il a beaucoup pensé à tout cela.
Petit parenthèse, d’abord, la coordination entre le sujet et le numéro du podcast sont un pur hasard car j’ai demandé aux followers du compte instagram du podcast de quoi ils voulaient que l’on parle cette semaine et c’est eux qui ont choisit le polyamour 🙂
Avec Remi, qui est un ami, je parle régulièrement de sa relation et de ses choix.
Parce que c’est vrai que la relation poly amoureuse fascine comme elle fait peur, on la regarde souvent avec distance.
Au final, on se rend compte que dans notre société monogame sortir du cadre n’est pas toujours accepté.

Pourtant, vous allez vous rendre compte que les questionnements de Remi sur le couple sont très utiles voire indispensables pour tous.
N’hésitez pas à noter ce podcast dans Apple podcast, cela aide d’autres personnes à le découvrir

 

Le polyamour, c’est avant tout une relation de couple

 

Par définition, on ne peut pas être polyamoureux tout seul, il faut évidemment être dans un couple pour que cela existe.
Cela peut sembler simple à dire mais beaucoup confondent le polyamour avec le tout et n’importe quoi…Ors, c’est loin d’être aussi simple.
Pour Remi être polyamoureux, c’est s’ouvrir la possibilité d’avoir plusieurs partenaires voire plusieurs relations amoureuses mais en ayant une relation principale.
Il y a différentes manières de définir le polyamour mais celle de Remi est large car ces relations peuvent être du flirt, de la séduction, d’ordre sentimentales ou sexuelles en fonction des règles définies dans le couple.

Remi a choisi d’aller dans ce type de relation car il était un monogame strict malheureux dans le sens ou il ne se sentait pas bien dans ce modèle.
Comme il l’explique parfaitement, cela fait donc 4 ans qu’il a choisi avec sa partenaire de se permettre d’autres relations hors de leur structure de couple.
Mais alors la 1ère question est évidemment celle de la jalousie.
D’abord, Remi prévient qu’on peut être polyamoureux et jaloux mais qu’il faut prendre ce sentiment pour ce qu’il est, c’est à dire le signal d’alerte d’une insécurité.
Il faut ensuite, selon lui, aller gratter et comprendre cette insécurité pour la régler.
Ce n’est pas tant le sexe le souci dans son cas car il estime que c’est une activité physique qui n’a pas d’impact sur la relation qu’il entretient avec sa partenaire.
Dans la mesure ou cela rend le/la partenaire heureux(se) alors, c’est l’essentiel.

 

Le polyamour: un questionnement sain pour tous les couples

 

On prend beaucoup de choses pour acquise dans les couples monogames sans nécessairement prendre le temps de les questionner et encore moins de les questionner avec son ou sa partenaire.
Par exemple, qu’est ce que l’amour? Qu’est ce qu’une relation sexuelle? Qu’est ce que tromper? Quel cadre je souhaite donner à mon couple?
En écoutant Remi on peut être surpris de se rendre compte qu’un polyamoureux a la contrainte de définir toutes ces choses là au préalable et est finalement souvent plus mature dans ses relations amoureuses.
Remi apporte d’ailleurs un certain nombre de réponses qui restent les siennes bien sur mais qui devrait vous faire réfléchir je crois.
Par exemple pour lui, une relation sexuelle ce n’est pas nécessairement une pénétration ou une fellation/cunnilingus, c’est un acte dans le but de donner un orgasme à l’autre et cela peut prendre différentes formes.
Mais dans le même temps, une masturbation peut simplement être le prolongement d’un jeu de séduction et donc pas une tromperie. Mais plus que cela les 2 personnes peuvent ne pas avoir les mêmes intentions et donc pas le même ressenti d’une même expérience.
Tout cela mérite donc de bien être défini en amont dans le couple.

 

Evidemment, ce modèle ne correspond pas à tout le monde, comme il ne me correspond pas à moi mais il serait idiot de le balayer d’un coup de main.
Il y a en effet de plus en plus de personnes qui se retrouvent dans un modèle plus ouvert désormais que nous vivons plus longtemps.
Comme le disait la sexologue Esther Perel sur mon podcast, nous ne sommes déjà plus vraiment monogame en réalité, nous sommes simplement monogame une relation à la fois.

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Vlan #68 Les gilets jaunes et l’usage sombre des réseaux sociaux

mardi 27 novembre 2018 à 07:27

Fabrice Epelboin est enseignant à Science Po Paris autour des problématiques de surveillance de masse, de cybersécurité et de l’usage sombre des réseaux sociaux.
Je n’aime pas traiter des sujets d’actualité sur mon podcast mais nous devions enregistrer avec Fabrice et il est impossible d’ignorer les « gilets jaunes » quand on discute avec lui.
Notre seule volonté est sans doute de donner un éclairage différent et de montrer une fois de plus l’usage des réseaux sociaux dans le phénomène mais aussi de comprendre pourquoi nous en sommes là aujourd’hui.
J’ai conscience qu’il y a de nombreux articles et vidéos sur le sujet mais je crois que l’angle par lequel nous l’abordons est plutôt inédit ou pas assez traité, je vous en laisse juge.

La discussion pourrait durer 3h sans aucun souci mais nous avons essayé de nous restreindre au format de Vlan soit en 30 minutes environ.

 

Les gilets jaunes n’auraient pas pu exister sans Facebook et Google Maps

 

Comme discuté au préalable avec Guy Philippe, il a été prouvé que l’on peut utiliser les réseaux sociaux et en particulier Facebook afin de manipuler à grande échelle les opinions.
Plusieurs révolutions ont eu lieu en raison de Facebook et certains régimes se sont d’ailleurs fait renversés.
Que ca soit la révolution arabe, l’élection de Trump ou d’autres régimes, on a bien vu l’impact que pouvait avoir les réseaux sociaux.
Dans le cas des gilets jaunes ce qui est intéressant ce n’est pas la manipulation de masse mais plutôt l’usage de Facebook et Google Maps.
Les gilets jaunes ne sont pas un mouvement mais l’expression d’une colère généralisée totalement organique.
Cette colère a pris sa source dans de nombreux foyers et c’est structuré sur des groupes Facebook.
Le constat principal reste que dans la mesure ou la moitié des français ne s’informent que par Facebook, la plateforme devient beaucoup plus centrale que les créateurs de contenus.
Avec le bémol suivant, c’est que Facebook est un distributeur de contenus très sophistiqué que l’on peu acheter et donc influencer.
Comme le souligne Fabrice, il serait possible de cibler (geo targeting) les foyers des gilets jaunes avec des campagnes facebook pour embraser les foules.
Il suffirait de leur montrer énormément d’articles réels (pas des fake news) avec lesquels ils ne sont pas en accord.
Nous savons où ils sont et nous pouvons les cibler, nous savons quoi leur montrer, c’est relativement simple et peu couteux.
Cela peut faire peur mais c’est la réalité aujourd’hui.

 

Les gilets jaunes sont ils des « fachos »?

 

C’est en tous cas ce que l’on lit partout.
D’ailleurs, il y a effectivement des accidents racistes parmi les rassemblement des gilets jaunes.
De plus, il est intéressant de se rendre compte qu’en regardant les photos des gilets jaunes il n’y a ni noirs ni arabes donc tout cela pourrait conforter l’idée.
Toutefois, ce que relève Fabrice, ce sont plusieurs choses.
D’abord, dans la mesure ou les gilets jaunes représentent la majorité des français, il est impossible de les regrouper sous le terme « Fachos ».
Les gilets jaunes ne sont pas « un mouvement » mais 2 000 mouvements qui viennent de la base et ne sont pas organisés par qui que ce soit même s’il y a des appropriations politiques.
Enfin, les regrouper sous le terme de « facho » ne permet pas de résoudre les soucis donc c’est inutile.
Les gilets jaunes ne sont pas nécessairement là pour négocier mais pour s’opposer et exprimer de la colère.
Il faut écouter cette colère qu’on peut avoir du mal à comprendre quand on est citadin mais, selon Fabrice, les gilets jaunes sont l’expression de tout ce qu’on a voulu taire voire censurer pendant des décennies.
Par exemple la perte de crédibilité de tous les corps intermédiaires, le communautarisme, la montée du religieux, le racisme et de nombreux autres sujets…
Et selon Fabrice, on voit partout ces communautés se radicaliser même les vegans qui commencent à attaquer des boucheries.

 

Selon Fabrice, nous ne sommes qu’au début d’une contestation majeure en France qui vient de la base.
Pour le décrire au mieux, Fabrice envisage un Mai 81 inversé  mais nous aurions tort de prendre tous ces mouvements de haut.
Il faut débattre des sujets qui fâchent et faire face réellement à ce qu’est la France dans son intégralité et ne pas faire comme si tout cela n’existait pas.
Depuis les années 80, nous avons tout géré par la censure mais ne pas parler du racisme ne le fait pas disparaitre.

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Vlan #67 Comment approcher sa masculinité et être pro #Metoo?

mardi 20 novembre 2018 à 08:00

Jerry Hyde est un thérapeute anglais qui s’est spécialisé sur les groupes d’hommes et donc sur la masculinité.
Rétrospectivement, 1 an après le début du mouvement #metoo, je me suis posé beaucoup de questions sur les hommes, les femmes, la masculinité et la féminité et cet épisode est à l’image de mes questionnements.
Dès lors, je vous invite à écouter l’intégralité du podcast (idéalement dans sa langue originale l’anglais) et pas qu’un seul bout parce qu’un message aurait pu vous perturber.

Voici la version anglaise:

Et la version française:

J’ai voulu traiter de ce sujet car je continue moi même de me poser des questions et que le rapport au genre fait parti intégrante des révolutions sociétales que nous sommes en train de traverser.
Ce podcast est en 2 langues, anglais et français pour qu’il soit accessible au plus grand nombre mais je vous recommande vivement la version anglaise (en version originale) si pouvez vous le permettre.

Bien sur, si vous le souhaitez vous pouvez vous abonner à ce podcast ! N’hésitez pas 🙂

 

 

Masculinité/Fémininité: il faut en finir avec cette guerre des sexes

 

Comme le souligne dès le début du podcast Jerry Hyde, on apprend aux petits garçons à se battre, à être durs mais jamais à avoir accès à leur émotions et par conséquent des années plus tard, ils n’y arrivent pas ou n’osent pas le faire.
Il s’agit d’accepter et de reconnaitre qu’on a été blessé mais aussi de savoir communiquer à l’autre d’une manière non violente son émotion.
C’est peut être cela qui est en partie à l’origine de l’incompréhension entre hommes et femmes mais quoiqu’il en soit, on ne peut que constater que pour une part des féministes, il y a une bataille à mener.
Jerry explique que ce langage guerrier ne peut pas aider la cause, car il ne fait qu’enflammer la situation.
Selon lui, il n’y a pas de guerre ou de bataille car une personne bien équilibrée est une personne qui doit bien gérer son masculin et son féminin que nous avons tous (hommes et femmes) en nous.
Par conséquent, à travers son travail, il pense qu’en aidant les hommes à accepter leur part féminine, cela permettra de simplifier leurs rapports au quotidien et la manière dont ils envisagent les émotions.
C’est le travail qu’ils doivent faire car il est trop peu présent dans notre culture occidentale d’accepter sa part de féminité.
Et les hommes ne bossent pas assez sur eux.
Il est évident qu’un être humain est égal à un autre être humain avant de considérer son sexe, sa couleur de peau, ses préférences sexuelles ou encore sa provenance.
Ce préambule fait, il y a encore beaucoup de mouvements dans lesquelles les femmes essaient de prouver qu’elles peuvent être l’égal des hommes mais en intégrant des forces dîtes « masculines » comme le pouvoir, la force physique ou autre…
Elles ne célèbrent pas suffisamment la puissance féminine qui est toujours vécue comme un aveu de faiblesse en particulier lorsqu’elle s’exprime chez l’homme.
Pourtant il y a beaucoup de puissance dans le féminin mais à vouloir dire que nous sommes les mêmes, hommes et femmes vont y perdre.
Pour Jerry Hyde, nous ne sommes pas les mêmes et nous ne voulons certainement pas l’être.

 

 

Les hommes ne doivent pas s’excuser de leur masculinité

 

A travers ces différents mouvements, il est intéressant de noter que les hommes deviennent des censeurs d’autres hommes.
Cela m’est d’ailleurs personnellement arrivé sur le compte instagram d’une influenceuse avec laquelle je discute régulièrement en privée. J’ai fait une blague sexuelle en commentaire public sur une des ses publications et j’ai trouvé intéressant de constater que ceux qui se sont abattus sur moi étaient des hommes, pas des femmes et il a fallu que l’influenceuse intervienne.
Je crois que cela résume bien la situation même si l’idée n’est certainement pas de nier qu’il y a une masculinité toxique et des hommes un peu partout qui abusent de leur pouvoir et de leur force physique.
Evidemment cet état d’esprit doit être combattus avec force par tous mais pas au prix de la masculinité.
Comme l’explique de manière particulièrement intéressante Jerry, il s’est beaucoup battu contre cette idée que tous les hommes sont des violeurs potentiels mais il a fini par l’accepter et se dire « oui c’est vrai, je suis un violeur potentiel et je suis fier d’être capable de gérer cette énergie en moi et de ne pas passer à l’acte ».

Cela vaut beaucoup mieux que de s’excuser d’être un homme car cette posture ne permet pas de faire avancer quoique ce soit.
Les hommes doivent accepter leur part féminine, accéder à leur vulnérabilité et être en charge de leur masculinité.
En aucun cas, « l’homme du futur » (si tant est que cela veuille dire quelque chose) doit être l’équivalent de la femme car ce n’est pas très sexy ni même réaliste.
Beaucoup de personnes sont en train de se perdre en chemin.

 

Il y a beaucoup à dire sur le sujet de la masculinité et dans ce podcast nous abordons d’ailleurs beaucoup plus largement le sujet.
Je sais que le sujet est tendancieux donc je serai curieux d’avoir vos questions et vos remarques si vous êtes intéressés à continuer le débat en dehors du cadre de cet épisode de podcast.

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Vlan #66 Le Chief Happiness Officer est-il un bonimenteur?

mardi 13 novembre 2018 à 16:55

Arnaud Collery est un chief Happiness Officer et l’auteur de Mister Happy et je n’ai pas hésité à le bousculer pour cette interview.
Les discours sur le bonheur et les Chief Happiness Officer (CHO) fleurissent dans tous les sens en ce moment et nous sommes en droit de nous demander si c’est un effet de mode ou à l’inverse un pansement à une société malade?
Le magazine l’ADN s’est moqué dernièrement dans un article titré « Non, le ping pong et les apéros ne feront pas le bonheur de vos salariés ».
D’autres parlent de la tyrannie du bonheur comme l’auteur et sociologue Eva Illouz

Alors par delà le cliché, je voulais explorer avec l’un des plus anciens C.H.O. que je connaisse si ce métier avait une vraie utilité.

Chief Happiness Officer: bullshit ou pas?

Selon Arnaud, tout est une question d’authenticité.
Dans la mesure ou pour fédérer ses employés, il faut créer un attachement émotionnel avant tout, cela passe nécessairement par l’authenticité au sein de l’organisation.
Comme il le rappelle, il ne s’agit pas qu’un manager rende heureux les salariés bien sur mais de leur permettre de libérer leurs émotions en acceptant l’état émotionnel dans lequel ils ou elles se trouvent chaque jour.
Selon lui, cela permet plus de créativité et de productivité.
Le bien être au travail est donc au centre de l’entreprise puisque cela aide autant les salariés que l’entreprise.
C’est selon lui d’ailleurs une des révolutions à laquelle les entreprises doivent faire face et de nombreux Chief Digital Officer en parle comme Maud Bailly chez Accor d’ailleurs.
Au final pour Arnaud le C.H.O. est un « simple » accélérateur d’empathie.
Un besoin d’autant plus important pour les hommes en particulier ont un accès difficile à leur vulnérabilité et plus généralement à leurs émotions.
D’ailleurs, selon lui, ce n’est certainement pas un truc de bobos parisiens qui n’ont que cela comme souci, mais bien un élément essentiel pour l’ensemble des salariés puisque les bases de son métier sont le respect et l’écoute.

Le Chief Happiness Officer, c’est juste pour générer plus de profits?

C’est évidemment un reproche que l’on fait systématiquement à ce métier.
Si les patrons décident de s’engager dans la voie du bonheur au travail et que cela n’est qu’une question de profit alors on peut se demander si nous souhaitons vraiment aller dans cette voie.
La réponse d’Arnaud est relativement simple.
Pour lui, l’impact sur le profit n’est pas son enjeu principal, il s’intéresse principalement à l’humain.
Par conséquent, ce qu’il souhaite avant tout, c’est de s’assurer que les personnes soient bien dans leur travail et on peut se dire qu’il y a matière à se poser question avec les vagues de suicides que l’on voit régulièrement dans les news…
Dans ce cadre, un article vient de paraitre en Belgique met en exergue l’augmentation du Burn out parental.
Cela repose légitiment la question du bien être au travail en particulier dans des vies où l’on jongle tous entre vie perso et vie pro…
Et évidemment, se sentir bien dans son travail peut avoir un impact important sur le fait de mieux gérer ce stress.
Toutefois Arnaud ne croit pas dans cet équilibre, il préfère parler d’intégration d’une vie dans l’autre que de balance.
Permettre aux personnes d’exprimer leurs émotions permet, selon Arnaud, d’amplifier les personnes, et d’être « les meilleures versions d’elles mêmes ».
Il est évident pour Arnaud que des personnes mieux dans leur travail, vont produire plus et que cela va profiter à l’entreprise.
Une étude a même prouver que cela pouvait améliorer la productivité jusqu’à 30 %.
Mais encore une fois, c’est plus une conséquence qu’un objectif.

Au final pour Arnaud, loin d’être du bullshit, ce métier répond sans doute à un mal de société dans laquelle nous avons concentré nos efforts pendant longtemps sur le profit.
Et ce faisant, nous avons oublié qu’à l’origine de tout, il y avait des hommes et des femmes.
C’est donc un juste retour de balancier de retrouver des principes de bases de vie en société

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