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Vlan #61 L’impact sociétal de la blockchain

mardi 9 octobre 2018 à 15:34

Eric Larcheveque est le co-fondateur de Ledger, un portefeuille dédié à la blockchain et plus précisement aux crypto monnaies.
On ne va pas se mentir, le sujet est technique mais dans la mesure ou c’est là que la prochaine révolution va avoir lieu, cela vaut le coup de passer un peu de temps à essayer de mieux comprendre de quoi il s’agit.
J’ai déjà reçu Frédéric Montagnon, cofondateur d’Arianee sur mon podcast pour vraiment défricher le sujet. Avec Eric nous allons donc ensemble à l’étape suivante.

Repositionner vous en 1996 quand vous trouviez qu’Internet était trop technique…vous avez une nouvelle chance de prendre le train en marche. Comme le souligne cet article de Techcrunch, vous n’allez pas trop avoir le choix que d’apprendre à aimer la blockchain.

Par ailleurs, pour ceux qui sont intéressés, en marge de ce podcast, je suis en train d’écrire une présentation qui explique la blockchain de manière simple et concrête en faisant sauter les buzz qui pullulent. Si cela vous intéresse, contactez moi.
L’idée sera surtout de comprendre comment cela peut être utilisé par les marques et les entrepreneurs qui souhaitent s’y intéresser.

 

 

La blockchain : la digitalisation de la confiance

Si internet dans la version ou on le connait est la digitalisation de la communication, alors la blockchain est la digitalisation de la confiance.
Dans un cas comme dans l’autre, c’est très conceptuel et il y a 20 ans, nous n’aurions jamais imaginé Facebook, Instagram ou encore Doctolib…pourtant, il s’agit bien de communication digitalisée.
Il en va de même avec les options que va offrir la blockchain, il faut faire preuve d’un peu d’abstraction pour essayer de voir le domaine des possibles et c’est ce que nous essayons de faire avec Eric au cours de ce podcast.
Il est vrai qu’en 2018 nous sommes encore « early stage » mais c’est le moment de prendre des positions je crois. C’est pourquoi il y a une ébullition autour du sujet.

On peut d’ores et déjà être remboursé par son assurance sans même lui demander, tout simplement car le processus inscrit sur la blockchain permet de savoir avec certitude qu’un événement (retard d’avion, pluviométrie trop élévée) est arrivé.
Mais demain les applicatifs de cette technologie va exploser.
Bien entendu comme en 2000, la majorité des projets seront voués à l’échec mais cela ne veut certainement pas dire que la blockchain doit être jetée à la poubelle comme Internet reste toujours très pertinent 18 ans après l’explosion de la bulle.

 

 

La Blockchain va avoir un impact aussi fort sur nos vies qu’Internet

C’est toujours très délicat de parler de technologies en particulier lorsqu’elles sont aussi complexes que la blockchain. Je ne m’essayerai certainement pas de vous l’expliquer en un seul article – j’ai déjà du mal à le faire en 1 présentation tellement il y a de concepts nouveaux.
Ce que je peux vous assurer c’est que si votre boussole est uniquement le cours du Bitcoin, vous n’allez pas y comprendre grand chose.
Le voir dégringoler en janvier implique que beaucoup de personnes ont pensé que c’était la fin d’un buzz annoncé.

La réalité est toute autre, c’est simplement une bulle speculative qui a explosé mais qui ne remet aucunement en cause la pertinence de la blockchain sur les problématiques modernes.
Dans un monde globalisé le manque de confiance est partout en raison d’un trop grand nombre d’intermédiaires. C’est la première problématique à laquelle la blockchain répond.
Mais plus que cela, de nouveaux usages vont s’inscrire dans nos quotidiens grâce à la blockchain.
Eric nous parle beaucoup des applications financières mais en réalité dans l’ensemble des secteurs nous devrions avoir des impacts, en particulier sur le CRM comme le souligne Frédéric dans cet article.

 

Dans la mesure ou je n’essayerais pas de résumer la blockchain en un unique article, je vous propose simplement d’écouter ce podcast et de laisser un commentaire si vous avez une ou plusieurs questions, je serai ravi d’y répondre ou de laisser Eric le faire.

 

 

 

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Vlan #60 Vivre en autonomie dans une maison auto suffisante

mardi 2 octobre 2018 à 07:51

Benjamin Adler habite une maison autonome totalement auto suffisante.
A l’heure ou l’on parle de l’impact écologique de notre vie au quotidien, j’ai trouvé intéressant de recevoir une personne qui a choisi un mode d’habitation en rupture tout en étant lui même entrepreneur et cofondateur de Dixit.
Sur Vlan, j’avais fait un épisode sur le retour nécessaire à la nature pour les citadins avec le sociologue Stéphane Hugon.
Nous voici donc dans la réalité.


Comme d’habitude, n’hésitez pas à vous abonner pour ne rater aucun épisode.

Le concept survivaliste des « earthship » est né dans les années 70 aux U.S. et il s’agit de créer une maison totalement autonome, connectée à aucun réseau (eau, électricité) et qui tend à une autonomie alimentaire.
Benjamin et sa femme ont créé la seconde maison du genre en France et ont choisi de le faire en Dordogne, une localisation dans laquelle ils pouvaient se permettre d’acheter le terrain nécessaire.
Pourtant, et c’est ce qui est intéressant, Benjamin y vit avec sa famille, possède tout le confort moderne: lave vaisselle, frigo…tout cela sans polluer.
Evidemment cela n’est pour le moment pas envisageable en ville mais plutôt à la campagne.
Si cela vous interpelle aussi, je vous invite à écouter cet épisode de Vlan!

 

Earthship: LA maison autonome?

Un earthship est une maison construite avec 40% de produits recyclées à savoir des pneus usagés, tassés terre et enterrés afin qu’ils ne génèrent aucune émission mais aussi des caissons de verre de bouteille par exemple.
Dans ce concept de maison, aucune goutte d’eau n’est gâchée comme l’explique Benjamin puisque l’eau de pluie est récupérée, elle permet de prendre des douches (chauffée par les panneaux solaires et parfois l’eau est trop chaude d’ailleurs), de faire fonctionner tous les appareils (lave vaisselle, robinets en tout genre…) ensuite cette eau grise alimente la marre qui est filtrée par les plantes de la serre ce qui permet de la réutiliser pour en créer des eaux noires (toilettes…) qui est envoyé en station d’épuration par la suite.
De la même manière, la maison ne possède aucun chauffage et fonctionne en géothermie et assure une température de 18 à 23 degrés toute l’année quelque soit les conditions extérieures si elle est habitée et que certaines règles de bases sont respectées.
Avant de passer à l’acte, Benjamin a eu l’occasion de vivre dans un earthship durant quelques jours en Californie.
Cela lui a permis de se rendre compte que c’était tout à fait envisageable pour lui et sa famille.
Mais, en réalité, il était déjà engagé dans une transition écologique personnelle depuis de nombreuses années.
Cette décision de construire cette maison n’est pas arrivée sur un coup de tête et c’est dans cette même logique (amené comme souligné plus haut par des considérations financière) de quitter le monde urbain et de rejoindre le monde rural.
Benjamin explique qu’il ne voulait plus avoir « le cul entre 2 chaises » et se retrouver en cohérence avec sa philosophie.
Toutefois, cela ne l’empêche pas d’exercer, de remonter à Paris lorsque cela est nécessaire bien sur.
On pourrait lui reprocher de ne pas être totalitaire puisque prendre le train c’est dépenser de l’électricité et par conséquent en France du nucléaire.
Mais modifier son habitat et donc l’endroit ou l’on passe le plus clair de son temps et s’assurer de produire un maximum de sa propre nourriture est déjà un pas immense.

S’adapter en fonction de la nature et pas l’inverse

Evidemment, ils sont forcés de faire en fonction de la nature, c’est à dire en fonction de l’ensoleillement, de la pluie ou encore de la chaleur et du froid mais c’est une symbiose avec la nature qui tient beaucoup à coeur à Benjamin et sa famille.
Leur confort dépend donc de la nature et ils ne cherchent pas à la forcer pour leur confort.
Pour moi, ils sont la preuve que tu peux totalement changer de mode de vie et avoir un impact écologique totalement différent tout en ne reniant pas à l’essentiel.
La vraie question finalement comme le souligne Benjamin est de savoir si tu as absolument besoin d’être dans un environnement physique qui ne te permet pas d’avoir une mobilité quotidienne.
Mais c’est vrai que pour beaucoup, quand nous voyons ce genre de projet, cela nous fait penser que c’est génial mais pas pour nous et nous nous contentons sans doute de petits gestes du quotidien.
Le message de Benjamin évidemment est de dire et prouver que cela est totalement envisageable sans nécessairement être un hippie ou un révolutionnaire.
Evidemment bâtir une telle maison implique des choix particuliers comme par exemple l’ensoleillement qui va déterminer l’inclinaison de la paroi de la serre afin d’assurer l’optimisation du rendement de la serre.
Cette serre de 2 mètres de large sur 10 mètres de long abrite un bananier, un oranger, un citronnier et tout les légumes et herbes que l’on consomme au quotidien. Cette serre intègre aussi des plantes qui permettent à la serre de mieux fonctionner
Néanmoins, Benjamin et sa femme ne sont pas totalement autonomes et ils sont donc en train de construire un grand potager en perma-culture pour cultiver encore plus.
Sans aller jusqu’à vivre dans un earthship, Benjamin défend l’idée que demain nous devrons tous aller vers une maison passive à minima avec une empreinte carbone réduite. Il défend également la redynamisation des territoires ruraux car selon lui on ne pourra pas gagner le défi écologique si 80% des personnes habitent en ville.

Cette maison se visitent régulièrement, il suffit de se rendre sur la page facebook et de les contacter si vous le souhaitez.
On s’adapte à ce que nous donne la nature.

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Van #59 Disrupter le don pour lutter contre les inégalités

mardi 25 septembre 2018 à 08:25

Alexandre Mars est un entrepreneur devenu philanthrope mais surtout essayant de disrupter le don.
En lançant Epic qu’il finance intégralement sur ses fonds propres, il assure aux donneurs que les fonds récoltés ne seront pas utilisés pour du marketing ou des cocktails.
Mais plus que cela, Epic, c’est aussi une curation des meilleures associations et donc la certitude que votre argent sera vraiment utilisé de manière efficace.
Avec Alexandre, nous abordons la problématique du don en France et dans le monde, nous envisageons les différentes manières de donner aussi, dont certaines devraient vous surprendre.

Je me pose toujours beaucoup la question dans cette évolution sociétale, comment nous allons mieux vivre ensemble après des décennies d’individualisme forcené.
Peut être que vous aussi. Allez c’est parti pour 25 minutes avec Alexandre!

 

Le don: qui, quoi et comment?

Dire que le don est essentiel implique sans doute que l’état ne reverse pas bien les impôts qui lui sont versés mais aussi que les entreprises ne payent pas suffisamment leurs impôts.
Si nous n’abordons que peu avec Alexandre la problématique politique, nous discutons par contre des choix des entreprises.
En réalité et si on y regarde bien, c’est aussi la responsabilité de chacun.
D’abord, dans la manière que l’on a de dépenser son argent mais aussi de choisir son employeur et pourquoi pas de faire pression sur lui.
Comme le souligne Alexandre, on ne peut pas en même temps critiquer les entreprises qui ne payent pas leurs impôts en France et acheter sur Amazon parce que c’est plus pratique.
Il faut avoir de la suite dans les idées et c’est la seule manière de vraiment faire bouger les choses au final.
Comme on le souligne dans ce podcast, le plus étrange c’est que les entreprises qui sont actives dans le don n’en parlent pas pour ne pas être taxée de  « social washing ».
Cela implique qu’il est plus simple de ne rien faire puisque finalement personne ne célèbre vraiment cette culture du don.
En résumé, « si je donne, personne ne le saura » mais par conséquent, « si je ne donne pas », personne ne le saura non plus.

Pendant de longues années, on a célébré les personnes qui étaient assez malines pour trouver des trous dans la raquette fiscale et ne pas payer leurs impôts ou les réduire drastiquement.
Cela est un peu à l’image de Trump qui s’est enorgueillit de ne pas avoir payé d’impôts à la hauteur de ses revenus par exemple. « J’ai été malin et ca veut dire que l’état n’a pas bien fait son travail ».
Toutefois, selon Alexandre, cette ère est révolue.
Désormais il y a une nouvelle prise de conscience générale de vouloir que les entreprises participent au bien social.
Evidemment, comme souligné plus haut, cela débute par payer ses impôts sans rechercher à les diminuer à tout prix mais cela peut aller plus loin.
Alexandre prend l’exemple de l’arrondi sur le salaire, procédé par lequel les salariés d’une entreprise peuvent décider de verser le montant après la virgule de leur salaire et que cela soit abondé par l’entreprise à la même hauteur ou plus.
Ce qui est intéressant dans ce procédé, c’est qu’il est (pour beaucoup) peu douloureux et efficace d’autant plus que les tous les salariés ont un droit de vote démocratique pour définir à quoi cet argent va être utilisé.
On peut même être créatif dans ce procédé puisque par exemple, en France, la ligue de football a décidé de verser de l’argent à Epic à chaque fois qu’un but est marqué en ligue 1 ou 2.
L’exemple aussi de Grand Corps Malade qui reverse 1% de tous ses bénéfices à Epic.

 

Les entreprises et le don

 

Comme souligné lors de notre conversation, on peut faire en sorte que les entreprises participent d’une manière ou d’une autre à une meilleure justice sociale.
Par exemple en ecommerce, on peut envisager de proposer aux consommateurs de payer à l’euro supérieur et de reverser cette somme en l’abondant, une start-up lorsqu’elle lève des fonds peut décider de reverser une partie de la revente (en cas de succès) à des dons.
Ou pourquoi pas comme Dior de créer un sac pour lequel la grande partie des bénéfices va à Epic.
Finalement ce sont chacun de ces petits efforts qui font toute la différence à la fin.
Même aux U.S. quand un patron comme celui d’Uber abuse trop de sa position dominante, on se rend compte que cela permet de laisser de la place à des entreprises plus socialement responsables comme Lyft (un autre acteur du VTC aux U.S.).
Comme l’explique Alexandre, leur levée de fonds a été facilité parce que leur culture était plus en adéquation avec les valeurs des V.C. mais aussi et surtout avec les valeurs des clients qui ont (en partie) délaissé Uber.
Il faut absolument que les consommateurs alignent leurs valeurs avec leurs choix de consommation mais aussi leur choix en terme d’emploi lorsqu’ils en ont les moyens.
Evidemment ce n’est pas possible pour tout le monde et il y a certaines habitudes qui sont difficiles à faire bouger également: arrêter d’utiliser Google, Amazon, Facebook ou Apple n’est pas la décision la plus simple car même si des alternatives existent, elles sont rarement aussi performantes.
Pour Alexandre, 85% des jeunes des grandes écoles veulent travailler dans une entreprise qui a un impact social et c’est, selon lui, de cette manière que le changement va venir.
Pour avoir les meilleurs talents, il faudra aussi avoir une posture forte d’entreprise qui ne soit pas tournée uniquement que vers les profits.

Beaucoup d’évolution à venir mais le monde change, on voit autant de belles initiaves apparaitre comme celles autour du dons, qu’un renfermement sur soi avec la montée de l’extremisme un peu partout.
Soyons positifs pour aujourd’hui et imaginons que c’est le don et l’entraide qui gagneront demain.

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Vlan #58 La gestion du stress et le futur de la médecine

mardi 18 septembre 2018 à 07:53

Lavinia Ianita est médecin généraliste  et elle a crée sa start-up, Akesio, spécialisée dans l’analyse et la résolution du stress.
Le stress, difficile de passer outre au 21ème siècle, tant on essaie tous d’optimiser et d’être occuper.
On connait tous ce sentiment qui parfois nous accapare totalement d’ailleurs…

Mais plus que la méditation, il existe aujourd’hui des méthodes pour mieux le définir biologiquement et surtout le traiter de manière personnalisée.
C’est tout l’enjeu de la start-up qu’à créé Lavinia.
Mais de manière plus générale, on va parler du futur de la médecine, d’hygiène de vie, de la position des médecins, de données des personnes, du suivi sur la durée, de médecines alternatives (très brièvement).

N’hésitez pas à vous abonner sur ce podcast via apple podcast, Spotify ou Deezer.

 

La médecine préventive et le futur de la médecine

 

Selon Lavinia le modèle de la médecine occidentale qui se concentre à soigner des maladies n’est plus tenable.
Evidemment, on aura toujours besoin de s’occuper des maladies mais désormais les individus ont besoin d’être guidés dans leur santé pour aller bien avant même de tomber malade.
Dans ce cadre, le stress occupe du place de choix au 21ème siècle.
Le stress peut générer beaucoup d’effets comme une prise ou à l’inverse une perte de poids, une perte de sommeil, une chute de cheveux voire des maladies plus graves…
Tout cela ne s’inscrit pas nécessairement dans la tableau rigide d’une maladie particulière et on les positionne du coup comme une forme de dépression.
La médecine actuelle est beaucoup trop réactive et beaucoup trop statique.
Autrement dit, il est impossible de définir la santé de quelqu’un en le voyant 10 min tous les 6 mois ou même 1h tous les ans.
La médecine de demain implique d’avoir des données en permanence des patients pour pouvoir idéalement leur demander de venir au cabinet lorsqu’un indicateur bouge de manière trop importante.
En faisant cela, le médecin pourrait mieux comprendre la biologie dans le contexte de votre vie (ce que vous mangez, ce que vous faites… et  donc permettrait de mieux comprendre l’état de santé et surtout de mieux l’optimiser).
Reste encore à savoir si les personnes sont prêtes à relever cette données et à la partager avec des médecins bien sur.
La protection de ces dernières serait alors un point extrêmement important dans lequel la blockchain pourrait sans doute aider d’ailleurs.

 

Le stress: le mal du siècle

 

Même s’il existe un stress positif qui nous donne de l’énergie, la plupart du temps, on expérimente un stress négatif qui peut aller d’un simple altercation dans le métro à une situation qui s’installe trop durablement.
Au bout d’un moment le corps n’arrive plus à faire face et laisse place à un stress chronique qui est très nocif pour notre santé.
On peut être fatigué et irritable bien sur mais aussi avoir des douleurs diverses et variées voire de l’hypertension, une libido faible ou une thyroïde affaiblie.
Tout le monde n’a pas forcément confiance que le stress peut avoir autant d’impact sur sa santé et surtout on a tendance à pousser son organisme jusqu’à ce qu’il déclare vraiment forfait.
A travers ses études, Lavinia peut aider à mieux comprendre son stress de manière scientifique et donc d’y appliquer des solutions naturelles pour le limiter voire le résorber.
Par exemple  pour une personne qui a du mal à s’endormir, on peut éventuellement se rendre compte que son taux de cortisone est trop haut  et donc recommander des plantes adaptogènes ainsi que de la phytothérapie pour le contrecarrer.De la même manière Lavinia nous explique que quand on est en burn out, faire un sport violent est bien souvent une mauvaise idée parce qu’il y aurait sans doute besoin d’une activité plus soft qui stresse moins le corps.

Les multifacteurs du stress: du transgénérationel au simple repas

 

Bien sur, il y a un lien très fort entre la nourriture et le stress puisque cela créé des inflammations dans votre corps ou parce que vous stressez votre corps avec des produits comme le café.
Cela peut également être vrai lorsque vous avez une intolérance à un ingrédient en particulier.
Mais parallèlement à cela, beaucoup d’études très sérieuses ont prouvé que le stress pouvait se transmettre de manière transgénérationelle.
Evidemment, le transgénérationnel est souvent considéré comme ésotérique par la plupart et pourtant, on peut s’apercevoir que lorsqu’une personne de votre lignée (sur 3 génération) a connu un événement particulièrement traumatisant (un viol, une famine ou autre), alors cela peut avoir des répercussions sur vous.
En même temps, ce n’est pas une fatalité et on peut agir sur ces éléments désormais.
Et comme l’explique Lavinia, on ne devrait plus parler de patient dans le futur mais plutôt d’individus car un patient est une personne déjà malade tandis que dans un concept de médecine préventive, il reste un individu.
Et bien entendu, la science derrière la médecine peut tout à fait aider au bien être des individus.

Pour aller plus loin, il faut évidemment écouter le podcast 😉

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Vlan #57 Le biomimetisme au service de l’écologie

mardi 11 septembre 2018 à 08:19

Idriss Aberkane est un chercheur, auteur très connu pour son livre « libérez le cerveau » mais aujourd’hui nous allons parler de biomimétisme et d’écologie.
Au final, les sujets se croisent évidemment car dans la pensée d’Idriss, c’est en utilisant l’intelligence de la nature (infinie par définition) que nous pourrons faire face aux challenges écologiques devant nous.
C’est d’ailleurs ce qu’il défend dans son nouvel opus « l’âge de la connaissance » qui se trouve être un « petit traité d’écologie positive ».
Même si l’inspiration par la nature n’est définitivement pas quelque chose de nouveau, le terme de « biomimétisme » est lui assez récent et il existe depuis 1995, un centre d’excellente sur le sujet en France, Senlis.
Je suis vraiment ravi de recevoir Idriss avec lequel nous avons discuté collapsologie, écologie, politique et même éducation et diplômes…

Prêt? Allez Vlan! C’est parti!

Le biomimétisme: la stratégie des petits pas

 

Le Biomimétisme est cette capacité qu’à l’Homme de s’inspirer de la nature pour innover.
On connaît tous plus ou moins l’histoire du velcro: cette personne qui marchait dans la forêt et qui se rendant compte de ces petites choses qui s’accrochaient fermement à ses chaussettes à inventé le velcro.
Toutefois, le velcro est aujourd’hui construit à base de plastique et il n’est donc pas recyclable. Ors un biomimétisme parfait suppose une intégration complète afin d’être neutre pour l’environnement.
Malgré tout, selon Idriss, il faut célébrer les petites avancées car cela n’est pas productif de critiquer tout ce qui sort sous prétexte que ce n’est pas parfait.

Qu’il s’agisse du déplacement de la pollution des voitures électriques ou de la pollution liée à la production de panneaux solaire, selon lui, il faut se concentrer sur le positif en acceptant que nous allons améliorer le reste dans les années à venir.
Il faut accepter d’avancer pas à pas vers une amélioration qui permettra demain de modifier les courbes qui nous disent toutes que l’on va vers la catastrophe pour les humains et les autres êtres vivants sur la planète.
On commence à apprendre à lire la nature depuis quelques décennies et comme pour un livre, la nature a une valeur immatérielle beaucoup plus forte que sa valeur matérielle.
Dit autrement, caler une armoire avec un livre ou faire un feu pour se chauffer avec, c’est possible mais c’est sans doute passer à coté de la valeur immatérielle de ce dernier qui est constituée par son contenu évidemment.
Les exemples de l’utilisation de la nature sont nombreux, Idriss parle en particulier de gants inspirés par les pattes d’un petit lézard et permettant de grimper aux murs mais qui ont également permis de développer un robot pour nettoyer la station spatiale.
Les dauphins peuvent nous permettre d’apprendre énormément de choses comme dans leur manière de faire de la pêche sélective mais aussi de leur système interne de climatisation.

 

Le biomimétisme: porte de sortie pour les industriels?

 

Evidemment, nous sommes tous (plus ou moins) concernés par les problématiques environnementales aujourd’hui et il est normal de se demander pourquoi les industriels ne l’embrassent pas de tout leur corps.
Pour Gunter Pauli, il y a plutôt à l’inverse une levée des boucliers des industriels contre le biomimétisme. Les lobbys ont la peau dure et lutte énormément contre ce mouvement d’ailleurs.
Selon Idriss, la réponse est simplement lié au fait que dans notre culture on a du mal à associer nature et argent. On aurait plutôt même tendance à les opposer.
Pourtant, il est convaincu que l’on peut respecter la nature tout en générant beaucoup plus de profits qu’aujourd’hui si on prend le temps de s’intéresser suffisamment au sujet en cherchant des solutions alternatives.
Toutefois, le moins que l’on puisse dire est que l’humain aujourd’hui a plutôt tendance à détruire la nature qu’à essayer de la protéger.
Et surtout, force est de constater que la très grande majorité des personnes ne sont pas du tout prêtes à changer de mode de vie de manière drastique afin de respecter la nature.
Idriss défend l’idée lui que cette « écologie corvée » n’a pas d’avenir car personne n’a envie de remplacer le « fun » par la corvée.
Plusieurs activistes essaient d’ailleurs de défendre une écologie « fun » un peu à la manière de Tesla qui a inventé la voiture électrique « sexy ».
Pour Idriss, il faut plutôt se concentrer à ajouter de la connaissance pour traiter nos déchets.
Ainsi, il s’appuie sur le recyclage des déchets nucléaires que l’on arrive désormais à partiellement transformer en batterie qui peuvent émettre de l’énergie pendant des milliers d’années.
Idriss par du principe que si on arrive à faire cela avec des déchets aussi graves, alors il est sans doute raisonnable de penser qu’il peut en aller de même pour tous les déchets si l’on y porte une attention suffisante.
La problématique est que les déchets sont plutôt considérés comme des corvées auxquels on ne donne pas suffisamment d’attention tant au niveau ménager qu’industriel.
L’état d’esprit doit absolument évoluer et c’est un mouvement qui est en route selon lui.
D’aillers, Idriss défend l’idée que cela doit venir de personnes qui en sont passionnées car l’attention ne se donne qu’à ce prix.

 

La décroissance est-elle LA solution?

Il est absolument impossible d’aborder ces sujets sans aborder le thème de la collapsologie ou plus précisément de la décroissance.
Idriss s’oppose à l’idée d’une extinction même partielle de la race humaine comme beaucoup le défendent en constatant les défis écologiques et en les mettant en face de la démographie associée à nos modes de vie surconsommateur d’énergies « sales ».
Pourtant Idriss considère qu’il n’y a pas de crainte en terme démographique, qu’évidemment il faut modifier nos consommations d’énergies et nos manières de faire en s’inspirant de la nature mais pour lui la réponse sera industrielle et non dans la privation.
Même s’il reconnait qu’un prolongement de courbes nous amène nécessairement dans le mur, il considère que ce n’est pas une bonne manière de réfléchir car l’histoire prouve que ce ne sont pas des bonnes méthodes car elles omettent la capacité de l’être humain à évoluer voire changer.
Evidemment, en écoutant le podcast, vous aurez des réponses beaucoup plus détaillée à tout ces points.

L’article Vlan #57 Le biomimetisme au service de l’écologie est apparu en premier sur Greg from Paris.