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Vlan #79 La démocratie est-elle compatible avec les reseaux sociaux?

lundi 4 mars 2019 à 18:03

Nicolas Vanderbiest est directeur des opérations chez Saper Vedere et il s’est particulièrement fait connaître sur ses travaux de recherche autour des réseaux sociaux et de la démocratie.

En particulier il a été particulièrement critiqué par certaines personnes quand cet été, il a prouvé que 48% des tweet concernant l’affaire Benalla avaient été produit par 1% des personnes parlant de cette histoire sur ce réseau social.
De manière plus générale, je regarde comment réseaux sociaux et démocratie fonctionnent ensemble et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il existe de graves dysfonctionnements.
On pourra toujours discuté de la différence entre Démocratie et République et expliquer que nous ne vivons pas dans une démocratie totale (c’est mon avis) mais dans une société du vivre ensemble.
Toutefois, ce qui est intéressant ici c’est la manière dont les réseaux sociaux sont utilisés, comment ils sont repris par les médias et la manière dont ils impactent la démocratie.
C’est de cela qu’on discute avec Nicolas pendant 20 petites minutes.
Je crois qu’il sera nécessaire de le réinviter pour approfondir ensemble ces questions.

Les réseaux sociaux ne sont pas une réprésentation du peuple

C’est le 1er point sur lequel insiste fortement Nicolas Vanderbiest, les personnes que l’on trouve sur les reseaux sociaux et en particulier sur Twitter ne sont pas représentatifs de la population française.
Cela est d’autant moins vrai que les personnes actives sur les reseaux ne représentent certainement pas les personnes qui y sont présentes.
En effet, seuls 1% des personnes publient sur Twitter par exemple et la grande majorité réagit ou encore plus couramment ne fait que lire.

Pourtant les médias utilisent Twitter comme base.

Nicolas le souligne, Twitter n’est pas un micro trottoir pourtant de trop nombreux journalistes l’utilisent comme tel avec les impacts que l’on connait.
En effet, les algorithmes des réseaux sociaux favorisent largement les contenus radicaux car ils génèrent plus d’engagement.
Dès lors, Twitter (entre autre) devient la caisse de résonnance parfaites pour les parties radicaux naturellement.
D’ailleurs l’extrême droite l’a compris depuis bien longtemps et sait comment faire remonter dans l’actualité un fait divers.

 

Les réseaux impactent la démocratie

Il est intéressant de noter qu’en dictature, les réseaux sociaux permettent d’aller dans le sens de la démocratie.
Nous l’avons vu pour le printemps arabe par exemple.
Mais dans un régime republicain, c’est l’inverse qui se passe selon Nicolas.
Dans la mesure ou les journalistes utilisent Twitter comme une méta information, les politiques rebondissent cherchant eux même la meilleure petite phrase.
Et ainsi, cela redescend dans la démocratie via des lois qui sont parfois mises en place.

Un sujet complexe sur lequel nous aurons l’occasion de revenir dans le cadre d’un débat entre Nicolas et Fabrice Epelboin que j’avais déjà reçu sur ce podcast.

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Vlan #78 Les sorcières et la puissance féminine

dimanche 24 février 2019 à 20:00

Odile Chabrillac est psychothérapeute, naturopathe et est l’auteur de « Ame de sorcières »
Cela fait un moment que j’entends parler des sorcières autour de moi mais ce qui m’a attiré vers ce sujet, c’est surtout une conversation autour du féminisme qui se construit sans parler de patriarcat.
Car à mon sens, « lutter contre », c’est malgré tout le mettre au centre.


Ors, je suis convaincu de la puissance féminine par elle même, sans comparaison.
Et ça tombe bien car c’est exactement de cela dont parle Odile.
Avec Odile, on parle également de l’assujettissement, de rite de passage, de la mort qui sont tous associés aux sorcières.
On va également aborder les « rôles model » pour les petites filles et comment tout cela est en train de bouger en ce moment.

 

La sorcière a toujours été diabolisée

 

Odile a toujours été attirée par l’univers des sorcières mais c’est à la suite du chemin de Compostelle et de s’être retrouvée seule dans les bois, qu’elle a décidé de vraiment investiguer le sujet.
Aussi parce qu’elle est allée regarder ce qui se passait de l’autre coté du miroir en faisant des expériences chamanismes.
Souvenez vous on parlait déjà des chamans corporate sur Vlan déjà!
La sorcière est un archétype, elle est donc ce qu’on y projette.
Le projet et la volonté d’Odile étaient donc d’utiliser cet archétype pour « empower » les femmes.
Il s’agit donc de donner de la puissance aux femmes.
Parce qu’il est intéressant de regarder les « rôle model » que l’on a donné aux petites filles, en particulier dans les contes pour enfants.
D’un coté la princesse stupide qui attend le prince mais ne fait que cela et de l’autre la sorcière moche et méchante.
Entre les 2, le choix est vite fait.
Pourtant, ces connotations négatives de la sorcière ne se basent sur rien.
Odile rappelle d’ailleurs que la chasse aux sorcières consistait surtout à éliminer toutes les femmes qui sortaient du lot (trop grande, trop petite, trop belle, trop forte…) et à les accuser de sorcellerie ensuite.
Finalement, le message que l’on fait passer aux femmes, en dehors du fait de ne pas sortir du rang, c’est surtout de ne pas utiliser trop leur pouvoir car elles auront alors une image repoussante.

 

 

De la puissance féminine

 

Evidemment il faut partir du principe que tout le monde a de la puissance mais selon Odile, les femmes ont une singularité dans leur puissance de manière générale.
D’abord parce qu’elles sont plus connectées à leur corps car elles y sont rappelées tous les mois à travers leurs règles bien sur.
Par conséquent, à l’inverse des hommes, elles sont moins dans l’esprit.
La connection au corps permet de s’enraciner dans le sol pour se propulser plus haut: le don de soi, l’offrande à l’autre.
Les femmes ont également moins peur de la mort, car selon Odile, les règles sont une micro mort tous les mois avec un micro deuil qui se joue à chaque fois.
Les femmes (qui ont une part féminine développée) sont plus à même d’écouter leur instinct également.
Ors pour Odile, la puissance, c’est de se connecter avec son corps un peu comme dans le film avatar ou les personnages peuvent se connecter à la nature ou aux chevaux.
Les femmes ont un rôle essentiel de passage: d’abord parce qu’elle donne vie mais aussi parce que dans de nombreuses cultures elles accompagnent dans la mort.
Et les femmes ont par conséquent souvent moins peur de la mort et à l’époque de la renaissance, cela n’arrangeait pas l’église et cela explique aussi la chasse aux sorcières.
Odile ne convoque surtout pas un affrontement entre hommes et femmes bien au contraire.
Mais par contre, souhaite lutter pour l’égalité de l’accès à la propriété.
Elle invite surtout à faire l’expérience.
les petites filles ont seulement le choix entre la blonde abrutie ou une vilaine sorcière diabolique
Les femmes ont beaucoup de singularité dans leur puissance qui est lié au corps

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Vlan #75 Garance Doré: l’art de raconter des histoires

mardi 29 janvier 2019 à 08:53

Garance Doré est une influenceuse devenue entrepreneure et star de la mode, elle fascine souvent les centaines de milliers de personnes qui la suivent sur les réseaux sociaux.
Garance a cette particularité d’avoir plusieurs cordes à son arc, elle dessine particulièrement bien, elle a une authenticité profonde qui pourrait en faire grincer certain et surtout, elle a l’air de sublimer le réel de sa vie par l’art de raconter des histoires.

Avec Garance Doré, on aborde plusieurs questions sur la manière dont, partie de Corse et ne connaissant personne, elle a réussi à se frayer un chemin jusqu’au premiers rangs des défilés mais aussi pourquoi et comment cette vie l’a rendu malheureuse.
Elle raconte avec sincérité son passage à Marseille, puis Paris puis NYC pour enfin arriver à L.A.

Elle raconte aussi avec beaucoup de simplicité comment son arrivée à Paris a été difficile, comment le monde de la monde qui a fini par lui ouvrir grand les bras, l’a finalement rendu malheureuse.
Ce qui est intéressant entre autre avec Garance Doré c’est qu’elle est toujours en avance de phase.
Elle a écrit son livre bien avant tous les autres, elle a créé son podcast bien avant que cela ne devienne tendance etc…elle a un instinct incroyable quand il s’agit de raconter des histoires.
Et comme pour elle, il n’y a rien à cacher, c’est tant mieux, car les lecteurs peuvent rire et pleurer avec elle.
Que ce soit sur son combat pour avoir des enfants, ses réussites mais aussi ses échecs, tout y passé depuis plus de 12 ans.
Certains pourraient trouver cela non intéressant mais beaucoup de personnes se sentent totalement inspiré par Garance Doré.
Je vous laisse vous faire votre propre choix en écoutant cet épisode du podcast.

Bref, je vous laisse avec cette conversation passionnante.

Allez Vlan! C’est parti!

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Vlan #74 La science fiction permet réellement de définir le futur

jeudi 24 janvier 2019 à 21:53

Guy Philippe Goldstein est chercheur à l’école de guerre économique et est, avant tout, un auteur de science fiction.
J’ai trouvé très intéressant de lire cet article sur de grandes marques comme Nike ou Boeing qui utilisent des auteurs de science fiction afin de pouvoir se projeter dans un avenir à 10 ou 20 ans.


Je n’avais jamais entendu parlé de cette pratique mais ce qui m’a semblé encore plus intéressant, c’est que des états comme Israel, utilisent eux aussi cette technique afin de se projeter et de se préparer à l’avenir.

De la science fiction à la cyber guerre

 

Guy Philippe a écrit son premier roman de science fiction, Babel Mute zéro, qui se passe sur fond de cyber guerre entre les Etats Unis et la Chine.
Sorti en 2007 en France, à sa plus grande surprise, 2 ans plus tard, des chercheurs du MIT le contactent pour parler de cyber criminalité.
Ils souhaitent définir des scénarios de cyber guerre.
Et puis quelques années plus tard, il est invité en Israel pour parler de cyber guerre jusqu’à être lu par le premier ministre Benyamin netanyahu.
C’est de cette manière que son métier a totalement évolué.
L’auteur de fictions à la différence d’un expert ne s’interdit rien, il propose plus d’avenirs, il est un réservoir d’hypothèses.
Finalement que ce soit des marques, des think tank ou des états, à chaque fois, on utilise l’imagination d’un auteur pour créer des réflexions et des workshop par la suite.
D’ailleurs, comme le fait remarquer Guy Philippe le terme « bombe atomique » a lui même été créé par un auteur de science fiction en 1913, the world set free.
Et c’est d’ailleurs parce qu’il y a eu ce livre que Churchill s’est rapidement posé la question de l’usage de la bombe atomique.
De la même manière, les marques et en particulier les start-ups de la Silicon Valley embauchent des auteurs de sciences fictions et distribue aux salariés des romans pour leur permettre de se projeter.
Ce n’est pas tant pour prédire l’avenir mais plutôt pour se rendre compte jusqu’ou une technologie peut aller et les potentielles répercussions dans la société des hommes.
Le problème avec Black Mirror, c’est qu’ils ne se projettent pas assez loin.

 

 

Comment envisager la société de demain?

 

Pour Guy Philippe, l’anthropomorphisme et la peur des robots est sans doute la réflexion la plus stupide que l’on peut avoir.
En tant qu’occidentaux (en particulier car le cas de l’Asie est différent), quand nous voyons quelque chose qui ressemble à une nouvelle espèce, on se dit que potentiellement elle va nous anéantir.
Ors, l’Homme et les grands primates a cette caractéristique très particulière de tuer des adultes de sa propre espèce et d’être dans un rapport de domination par rapport au reste des espèces.
La réalité est qu’un robot n’est pas là pour se reproduire, il ne cherche pas à dominer, il n’a pas peur de mourir et puis il a un bouton « on – off » sauf à le programmer autrement.
Selon Guy Philippe, il ne peut pas exister une société humaine équilibrée s’il y a une très grande différence de niveaux de vie. Cela ne peut qu’aboutir, selon lui, à une société qui se fissure et explose.
Dès lors, quand on regarde la culture web, finalement on s’aperçoit qu’une certaine égalité y réside et qu’il s’agit d’une culture très résiliente.
De la même manière qu’un cerveau humain, il n’y a pas un neurone au dessus de l’autre, il envisage des humains qui vont être empowered par des technologies et plutôt dans une société égalitaire.
Si ce n’est pas le cas, il n’y a pas de futur pour la société humaine.

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Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez

lundi 14 janvier 2019 à 13:44

Perla Servan Schreiber est une auteure à succès, entrepreneur qui parle de sa vieillesse puisqu’elle a aujourd’hui 75 ans.

Dans une société occidentale vieillissante, il est intéressant de regarder comment des vieux peuvent vivre leur âge.

En ce début d’année alors que nous prenons tous 1 année, cet épisode est rempli de bonnes ondes et de bons messages pour vous et vos proches.

J’ai adoré recevoir Perla et ressentir sa vitalité toujours présente, c’est un véritable bonheur de lui demander ce qu’elle appris au long de ces années.

J’espère que ce sera le parfait épisode pour vous pour la reprise.

Bonne année à tous!

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