Veille Webmarketing & marketing direct

Comment vendre sur internet. Les actualités du marketing en ligne.

Vlan #64 Comment vos émotions sont-elles manipulées à travers les réseaux sociaux?

mardi 30 octobre 2018 à 09:30

Guy Philippe Goldstein est chercheur et intervenant à l’école de guerre économique  et est spécialisé sur la cyber sécurité et la manipulation des émotions.
Ce titre semble sortir tout droit de la série de science fiction Black Mirror et pourtant…
On a tous entendu parlé des scandales liés aux fake news, des trolls Russie ou encore de Cambridge Analytica.
Pourtant, la majorité d’entres nous ne savent pas bien comment tout cela fonctionne vraiment.

Est-ce que cette supposée manipulation n’est pas la « fake news » ultime après tout?
Guy Philippe va vous prouver que non et va vous donner envie de vous méfier encore un peu plus des réseaux sociaux et plus particulièrement de Facebook.
Mais à la fin de l’épisode il donne aussi une solution inattendue que ce soit pour les soucis climatiques ou la manipulation des émotions.

 

 

La manipulation des émotions sur Facebook est une réalité

 

D’abord il y a eu cette étude en 2014 de l’université de Cornell en association avec Facebook qui sans vraiment de déontologie a essayé de se rendre comprendre s’il pouvait influer sur les émotions des utilisateurs de Facebook. Test validé puisqu’ils ont réussi à rendre les gens plus ou moins heureux ou malheureux.
On a tendance à se concentrer sur ce qui est vrai ou ce qui est faux lorsque l’on voit les messages d’un tel ou d’un tel mais ce qui est oublié ce sont les émotions que cela génère.
Cambridge Analytica comme d’autres sociétés utilisent un standard d’analyse des traits de personnalité (Big Five) qui se base sur 5 grands traits: l’ouverture aux idées nouvelles, le fait d’être consciencieux, extraversion/introversion, l’empathie et enfin, le capacité à garder son calme.
Vous vous demandez sans doute comment on peut connaître ces éléments sur vous?
En réalité, votre activité sur les réseaux sociaux parle pour vous. En fonction de votre manière de partager, de commenter, de liker et bien sur en fonction du contenu sur lequel vous interagissez, il est facile de définir l’ensemble de ces éléments.
Si votre CSP peut expliquer jusqu’à 25% de vos agissements, votre profil de personnalité peut en expliquer jusqu’à 47% aujourd’hui.
Dans un premier temps cela permet de cibler les bons messages en fonction des profils des personnes mais ce n’est pas tout….

 

Déstabiliser la stabilité émotionnelle par la peur afin de favoriser la montée des extrêmes

 

En fait en amplifiant le sentiment de désordre de manière hyper ciblée, on peut faire basculer une personne avec un bon niveau de stabilité émotionnelle (vote pour un parti modéré) vers les extrêmes.
C’est exactement ce qui a été fait aux U.S. mais aussi dans les autres pays ou les politiques se sont mis à investir très largement sur Facebook à travers la publicité
Ils ont ainsi diffusé des messages de désordre.
Cela est d’autant plus facile que les messages négatifs (un message de peur) et surprenant se diffusent 10 fois plus que les messages positifs et non surprenants.
Ils ont également identifié que les personnes qui propageaient ces messages de peur étaient souvent isolées.
La capacité nouvelle pour ces personnes d’envoyer des messages à travers les réseaux sociaux leur permettent de créer une forme de lien sociaux à travers une audience.
Ce qui est très particulier comme le souligne Guy Philippe, c’est que les médias traditionnels sont réglementés mais pas Facebook.
Ors si la réglementation des médias traditionnels impose à ces dernier de proposer aux U.S. au moins 2h de messages objectif par jour, Facebook n’a pas d’obligation particulière.
Et dans la mesure ou pour un certain nombre de personnes, Facebook représente la seule source d’informations…on comprend facilement où se trouve le souci.
C’est donc tout l’intérêt des politiques extrémistes de décrédibiliser les médias traditionnels pour renfermer les personnes vers les réseaux sociaux et faire naitre chez eux, le sentiment dont ils ont besoin pour les destabiliser un peu plus.

 

Les réseaux sociaux ont détruit la résilience sociale

Comme l’explique Guy Philippe, la résilience sociale, c’est la capacité à avoir des liens avec des personnes proches et éloignées.
Au fondement de cette résilience sociale, on retrouve la nécessité de liens forts et des liens faibles mais également des liens qui permettent de connecter 2 endroits qui n’ont à priori rien à voir entre eux.
Les bulles créent par les réseaux sociaux ont cassé cette résilience sociale et cela bénéficie aux partis extrémistes bien sur car cela implique un renfermement sur soi et donc de la peur.
L’une des toutes premières étapes de la radicalisation, c’est la remise en cause du monde vu par les médias traditionnels nationaux.
De la même manière, il s’agit bien ici de manipulation des émotions puisqu’on essaie de casser le groupe pour renfermer les personnes vers un groupe plus sectaire.
On peut évidemment étendre la technique pour des raisons commerciales et comme le souligne Guy Philippe, si aujourd’hui, nous sommes capables de manipuler jusqu’à 70% des agissements à travers les CSP et les traits de personnalité, on peut imaginer que demain nous serons capables d’aller plus loin.
Se pose donc nécessairement une question d’éthique.
Ce qui est essentiel selon lui, c’est de permettre au consommateur de garder sa raison critique en maintenant leurs résiliences cognitives.
Pas certain de savoir comment atteindre cette mission si ce n’est en démantelant Facebook qui a pris une place trop importante. A la taille de l’Europe, nous avons encore un mot à dire.
A nous de nous faire entendre.

L’article Vlan #64 Comment vos émotions sont-elles manipulées à travers les réseaux sociaux? est apparu en premier sur Greg from Paris.


Van #63 Protéger les espèces en danger grâce à l’internet des objets

mardi 23 octobre 2018 à 09:10

Marion Moreau est la fondatrice de la fondation Sigfox et elle essaie de sauver des vies (animales et humaines) à travers l’internet des objets.
L’internet des objets, c’est cette capacité que l’on a désormais de positionner des capteurs sur tout objet et de le connecter à un réseau basse fréquence (radio).
Dit comme cela, j’imagine que ça ne vous inspire pas mais vous allez voir que l’on peut sauver des vies et peut être la votre, grace à ces petits capteurs très bon marché.
Afin de ne pas créer de déception, avec Marion on ne rentre pas sur les problématiques éthiques de l’internet des objets (qui pourrait faire l’objet d’un autre épisode) mais uniquement sur la manière de les utiliser pour sauver des vies.

 

L’internet des objets pour protéger les espèces en voie de disparition

 

Mettons nous d’accord d’emblée, la technologie est agnostique.
La manière de l’utiliser est ce qui détermine si cela va dans le bon sens ou pas.
Marion en rentrant chez Sigfox, société française experte des objets connectés et des réseaux associés, a décidé de l’utiliser dans le bon sens.
La manière dont ils utilisent aujourd’hui cette technologie fait beaucoup de sens.
En résumé, l’internet des objets permet de faire parler les objets autour de nous en y mettant des capteurs pouvant ressentir:  vibrations,  mouvements, températures…
Ces changements peuvent être causés par de la pollution, du vent, une secousse sismique, des mouvements de véhicules, d’animaux ou d’humain bien sur…bref le domaine des possibles est large.

Pour ce qui concerne les animaux en voie de disparition, la fondation Sigfox a décidé de débuter par la protection des rhinocéros.
Aujourd’hui dans le monde, il n’existe plus que 27 000 rhinocéros et Marion de rappeler qu’il est très probable que nos petits enfants ne puissent jamais en voir car l’espèce aura été éteinte.
Evidemment, cela concerne également d’autres espèces mais même si cela fait les gros titres, peu de choses se passent pour enrayer le phénomène.
En l’état, la fondation Sigfox a créé et mis en place un réseau sur l’intégralité d’une réserve mais également un capteur de la taille d’un pouce qui est intégré dans la corne de 40 Rhinoceros afin de les localiser en permanence, de savoir quand ils se mettent en danger (en s’approchant des barrières par exemple) ou encore de savoir s’ils ont des comportements anormaux.
Ce qui est assez incroyable, c’est la faiblesse du coût des capteurs ($20 pour 3 ans de durée de vie), même si les opérations elles coutent un peu plus cher évidemment car il faut aller poser 2 ou 3 antennes et aller chercher chacun des animaux que l’on souhaite protéger, l’endormir et lui intégrer le capteur.
Demain, une fois que les réseaux de la société seront globalisés et dans le cas d’un malheureux braconnage, il sera d’ailleurs aussi possible de suivre les cornes dans d’autres pays et d’arrêter les responsables dans les aéroports ou d’autres pays.
Ils ont également intégré des mini capteurs sur les barrières qui entourent la réserve ce qui permet de savoir quand ces dernières vibrent légèrement et que quelqu’un essaie de passer à travers.
Cela permet de prévenir les incidents et idem, en mettant des capteurs sur les rangers, il est beaucoup plus facile d’assurer la sécurité de ceux qui protègent les réserves.
Mais les Rhinocéros n’étaient qu’une première étape car désormais que la technologie est développée, ils envisagent de l’intégrer pour préserver d’autres espèces bien sur avec d’autres cas d’usage.

L’internet des objets pour protéger des vies humaines

 

Le pont peut sembler compliqué entre l’internet des objets et les vies humaines mais pourtant…
Un des collaborateurs de Marion, Mexicain d’origine, lui a fait réaliser que dans son pays, la technologie pour prévenir les tremblements de terre n’était pas assez développée car trop couteuse.
Pourtant, quand il s’agit de séismes, quelques secondes peuvent sauver de nombreuses vies.
Pour mémoire, il  y a eu encore 400 morts au Mexique l’an passé en raison d’un tremblement de terre.
L’internet des objets va permettre dans ce cas précis de densifier le réseau de capteurs pour un prix extrêmement bas et donc de gagner quelques secondes voire minutes.
Idem pour les tsunamis mais puisqu’il est impossible de mettre des capteurs sur la mer (quoique), ils ont envisagé le problème différemment.
En regardant la nature, ils ont réalisé que les premiers animaux à modifier leurs comportements en raison d’un tsunami étaient les oiseaux.
Par conséquent, ils ont placé des capteurs sur ces derniers ce qui permet d’analyser tout comportement inhabituel.
Ainsi, l’homme pourra être prévenu en même temps que l’instinct de ces oiseaux.
Quelque part, cela se rapproche un peu de l’épisode enregistré avec Idriss Aberkane concernant le biomimétisme.
Bien sur, ici il ne s’agit pas de copier la nature mais d’en tirer parti simplement.

Le domaine des possibles est évidemment très large et je trouve admirable qu’une société puisse s’engager autant dans des causes, d’autant plus quand on sait que Sigfox reste une relative petite société française et que son fondateur est extrêmement engagé dans de nombreuses causes.
Nous sommes donc vraiment loin du « washing ».

 

 

 

L’article Van #63 Protéger les espèces en danger grâce à l’internet des objets est apparu en premier sur Greg from Paris.


Vlan #62 Rendre possible l’entrepreneuriat dans les banlieues populaires

mardi 16 octobre 2018 à 09:29

Moussa Camara est le fondateur de l’association « les déterminés » qui aide à développer l’entrepreneuriat dans les banlieues populaires mais également en zones rurales.
On le sait, les entrepreneurs aussi courageux soient-ils viennent, pour leur très grande majorité, de familles aisées ou de très bonnes écoles.

Mais que se passe t’il quand vous n’avez pas tout cela derrière vous?
C’est la détermination de Moussa de changer cette donne!
En créant les déterminés, il permet d’accélérer l’arrivée à l’entrepreneuriat. Ils leurs donnent les clefs aux participants  pour qu’ils puissent  monter en puissance.

Déterminé à changer la donne de l’entrepreneuriat

 

Il est évident que venir des quartiers populaires ne facilite pas l’accès à l’entrepreneuriat, ce qui ne veut pas dire que c’est impossible évidemment.
Comme le décrit Moussa le système scolaire dans ces quartiers est parfois compliqué car les écoliers y sont nombreux par classe et les professeurs parfois débutants.
Sans les décrier bien sur, il est certain que l’éducation est clef pour se structurer.
Ce n’est pas qu’il n’y a pas de talents ou de personnes déterminées dans ces quartiers, c’est juste qu’ils ne savent pas nécessairement que c’est possible ni comment s’y prendre.
C’est regrettable mais les exemples d’entrepreneurs sur ces zones sont peu nombreux et peu mis en avant finalement.
Moussa a eu la chance de se connecter avec un réseau parisien, il a donc décidé de faire une passerelle et de donner les clefs à des personnes afin de leur faciliter la création de leur entreprise.
Aujourd’hui, des personnalités telles que Pierre Gattaz (MEDEF), Thierry Marx, Fany Péchiodat ou encore le cabinet d’audit Mazars lui ont ouverts leurs réseaux.
La conviction de Moussa a été que ce réseau qu’il avait réussi à réunir, il devait le partager avec d’autres pour les aider à avancer.
Ainsi, les Déterminés apportent aux entrepreneurs en herbe une formation, un réseau grâce à des professionnels aguerris.

 

Les femmes des quartiers sont essentielles dans cette dynamique entrepreneuriale

Quand on parle d’éducation et quand on parle de femmes, il est évident que la famille a un rôle prépondérant et en particulier lorsqu’il s’agit de femmes dans ces quartiers.
Comme le précise Moussa, d’abord elles montrent aux autres femmes que c’est possible d’y arriver, que l’on peut non seulement trouver un emploi mais en créer d’autres tout en gérant sa vie de famille.
Et par conséquent de gagner une indépendance financière.
Ensuite, il s’agit de montrer l’exemple aux enfants et en particulier aux petites filles évidemment.
Car c’est toujours par l’éducation et l’exemplarité que nous nous en sortirons.
Le fait d’avoir des femmes dans le projet permet d’ailleurs, selon Moussa, d’assurer le total succès des « déterminés ».
La sélection est drastique au sein de cette association.
Ainsi, ils passent de plus de 340 candidature à 15 personnes en challengeant non pas sur les diplômes ni l’expérience ou encore sur le projet mais sur la détermination des candidats.
Une fois ces 15 personnes sélectionnées, ils les accompagnent pendant 6 mois, les font rencontrer des professionnels de très grandes qualités, les font sortir de leurs quartiers et les mettent en relation avec des sphères qu’ils ne connaissaient pas.

Je vous invite vivement à aller sur leur site, ils ont besoin d’aide et je suis certain que vous pouvez les y aider.

L’article Vlan #62 Rendre possible l’entrepreneuriat dans les banlieues populaires est apparu en premier sur Greg from Paris.


Vlan #61 L’impact sociétal de la blockchain

mardi 9 octobre 2018 à 15:34

Eric Larcheveque est le co-fondateur de Ledger, un portefeuille dédié à la blockchain et plus précisement aux crypto monnaies.
On ne va pas se mentir, le sujet est technique mais dans la mesure ou c’est là que la prochaine révolution va avoir lieu, cela vaut le coup de passer un peu de temps à essayer de mieux comprendre de quoi il s’agit.
J’ai déjà reçu Frédéric Montagnon, cofondateur d’Arianee sur mon podcast pour vraiment défricher le sujet. Avec Eric nous allons donc ensemble à l’étape suivante.

Repositionner vous en 1996 quand vous trouviez qu’Internet était trop technique…vous avez une nouvelle chance de prendre le train en marche. Comme le souligne cet article de Techcrunch, vous n’allez pas trop avoir le choix que d’apprendre à aimer la blockchain.

Par ailleurs, pour ceux qui sont intéressés, en marge de ce podcast, je suis en train d’écrire une présentation qui explique la blockchain de manière simple et concrête en faisant sauter les buzz qui pullulent. Si cela vous intéresse, contactez moi.
L’idée sera surtout de comprendre comment cela peut être utilisé par les marques et les entrepreneurs qui souhaitent s’y intéresser.

 

 

La blockchain : la digitalisation de la confiance

Si internet dans la version ou on le connait est la digitalisation de la communication, alors la blockchain est la digitalisation de la confiance.
Dans un cas comme dans l’autre, c’est très conceptuel et il y a 20 ans, nous n’aurions jamais imaginé Facebook, Instagram ou encore Doctolib…pourtant, il s’agit bien de communication digitalisée.
Il en va de même avec les options que va offrir la blockchain, il faut faire preuve d’un peu d’abstraction pour essayer de voir le domaine des possibles et c’est ce que nous essayons de faire avec Eric au cours de ce podcast.
Il est vrai qu’en 2018 nous sommes encore « early stage » mais c’est le moment de prendre des positions je crois. C’est pourquoi il y a une ébullition autour du sujet.

On peut d’ores et déjà être remboursé par son assurance sans même lui demander, tout simplement car le processus inscrit sur la blockchain permet de savoir avec certitude qu’un événement (retard d’avion, pluviométrie trop élévée) est arrivé.
Mais demain les applicatifs de cette technologie va exploser.
Bien entendu comme en 2000, la majorité des projets seront voués à l’échec mais cela ne veut certainement pas dire que la blockchain doit être jetée à la poubelle comme Internet reste toujours très pertinent 18 ans après l’explosion de la bulle.

 

 

La Blockchain va avoir un impact aussi fort sur nos vies qu’Internet

C’est toujours très délicat de parler de technologies en particulier lorsqu’elles sont aussi complexes que la blockchain. Je ne m’essayerai certainement pas de vous l’expliquer en un seul article – j’ai déjà du mal à le faire en 1 présentation tellement il y a de concepts nouveaux.
Ce que je peux vous assurer c’est que si votre boussole est uniquement le cours du Bitcoin, vous n’allez pas y comprendre grand chose.
Le voir dégringoler en janvier implique que beaucoup de personnes ont pensé que c’était la fin d’un buzz annoncé.

La réalité est toute autre, c’est simplement une bulle speculative qui a explosé mais qui ne remet aucunement en cause la pertinence de la blockchain sur les problématiques modernes.
Dans un monde globalisé le manque de confiance est partout en raison d’un trop grand nombre d’intermédiaires. C’est la première problématique à laquelle la blockchain répond.
Mais plus que cela, de nouveaux usages vont s’inscrire dans nos quotidiens grâce à la blockchain.
Eric nous parle beaucoup des applications financières mais en réalité dans l’ensemble des secteurs nous devrions avoir des impacts, en particulier sur le CRM comme le souligne Frédéric dans cet article.

 

Dans la mesure ou je n’essayerais pas de résumer la blockchain en un unique article, je vous propose simplement d’écouter ce podcast et de laisser un commentaire si vous avez une ou plusieurs questions, je serai ravi d’y répondre ou de laisser Eric le faire.

 

 

 

L’article Vlan #61 L’impact sociétal de la blockchain est apparu en premier sur Greg from Paris.


Vlan #60 Vivre en autonomie dans une maison auto suffisante

mardi 2 octobre 2018 à 07:51

Benjamin Adler habite une maison autonome totalement auto suffisante.
A l’heure ou l’on parle de l’impact écologique de notre vie au quotidien, j’ai trouvé intéressant de recevoir une personne qui a choisi un mode d’habitation en rupture tout en étant lui même entrepreneur et cofondateur de Dixit.
Sur Vlan, j’avais fait un épisode sur le retour nécessaire à la nature pour les citadins avec le sociologue Stéphane Hugon.
Nous voici donc dans la réalité.


Comme d’habitude, n’hésitez pas à vous abonner pour ne rater aucun épisode.

Le concept survivaliste des « earthship » est né dans les années 70 aux U.S. et il s’agit de créer une maison totalement autonome, connectée à aucun réseau (eau, électricité) et qui tend à une autonomie alimentaire.
Benjamin et sa femme ont créé la seconde maison du genre en France et ont choisi de le faire en Dordogne, une localisation dans laquelle ils pouvaient se permettre d’acheter le terrain nécessaire.
Pourtant, et c’est ce qui est intéressant, Benjamin y vit avec sa famille, possède tout le confort moderne: lave vaisselle, frigo…tout cela sans polluer.
Evidemment cela n’est pour le moment pas envisageable en ville mais plutôt à la campagne.
Si cela vous interpelle aussi, je vous invite à écouter cet épisode de Vlan!

 

Earthship: LA maison autonome?

Un earthship est une maison construite avec 40% de produits recyclées à savoir des pneus usagés, tassés terre et enterrés afin qu’ils ne génèrent aucune émission mais aussi des caissons de verre de bouteille par exemple.
Dans ce concept de maison, aucune goutte d’eau n’est gâchée comme l’explique Benjamin puisque l’eau de pluie est récupérée, elle permet de prendre des douches (chauffée par les panneaux solaires et parfois l’eau est trop chaude d’ailleurs), de faire fonctionner tous les appareils (lave vaisselle, robinets en tout genre…) ensuite cette eau grise alimente la marre qui est filtrée par les plantes de la serre ce qui permet de la réutiliser pour en créer des eaux noires (toilettes…) qui est envoyé en station d’épuration par la suite.
De la même manière, la maison ne possède aucun chauffage et fonctionne en géothermie et assure une température de 18 à 23 degrés toute l’année quelque soit les conditions extérieures si elle est habitée et que certaines règles de bases sont respectées.
Avant de passer à l’acte, Benjamin a eu l’occasion de vivre dans un earthship durant quelques jours en Californie.
Cela lui a permis de se rendre compte que c’était tout à fait envisageable pour lui et sa famille.
Mais, en réalité, il était déjà engagé dans une transition écologique personnelle depuis de nombreuses années.
Cette décision de construire cette maison n’est pas arrivée sur un coup de tête et c’est dans cette même logique (amené comme souligné plus haut par des considérations financière) de quitter le monde urbain et de rejoindre le monde rural.
Benjamin explique qu’il ne voulait plus avoir « le cul entre 2 chaises » et se retrouver en cohérence avec sa philosophie.
Toutefois, cela ne l’empêche pas d’exercer, de remonter à Paris lorsque cela est nécessaire bien sur.
On pourrait lui reprocher de ne pas être totalitaire puisque prendre le train c’est dépenser de l’électricité et par conséquent en France du nucléaire.
Mais modifier son habitat et donc l’endroit ou l’on passe le plus clair de son temps et s’assurer de produire un maximum de sa propre nourriture est déjà un pas immense.

S’adapter en fonction de la nature et pas l’inverse

Evidemment, ils sont forcés de faire en fonction de la nature, c’est à dire en fonction de l’ensoleillement, de la pluie ou encore de la chaleur et du froid mais c’est une symbiose avec la nature qui tient beaucoup à coeur à Benjamin et sa famille.
Leur confort dépend donc de la nature et ils ne cherchent pas à la forcer pour leur confort.
Pour moi, ils sont la preuve que tu peux totalement changer de mode de vie et avoir un impact écologique totalement différent tout en ne reniant pas à l’essentiel.
La vraie question finalement comme le souligne Benjamin est de savoir si tu as absolument besoin d’être dans un environnement physique qui ne te permet pas d’avoir une mobilité quotidienne.
Mais c’est vrai que pour beaucoup, quand nous voyons ce genre de projet, cela nous fait penser que c’est génial mais pas pour nous et nous nous contentons sans doute de petits gestes du quotidien.
Le message de Benjamin évidemment est de dire et prouver que cela est totalement envisageable sans nécessairement être un hippie ou un révolutionnaire.
Evidemment bâtir une telle maison implique des choix particuliers comme par exemple l’ensoleillement qui va déterminer l’inclinaison de la paroi de la serre afin d’assurer l’optimisation du rendement de la serre.
Cette serre de 2 mètres de large sur 10 mètres de long abrite un bananier, un oranger, un citronnier et tout les légumes et herbes que l’on consomme au quotidien. Cette serre intègre aussi des plantes qui permettent à la serre de mieux fonctionner
Néanmoins, Benjamin et sa femme ne sont pas totalement autonomes et ils sont donc en train de construire un grand potager en perma-culture pour cultiver encore plus.
Sans aller jusqu’à vivre dans un earthship, Benjamin défend l’idée que demain nous devrons tous aller vers une maison passive à minima avec une empreinte carbone réduite. Il défend également la redynamisation des territoires ruraux car selon lui on ne pourra pas gagner le défi écologique si 80% des personnes habitent en ville.

Cette maison se visitent régulièrement, il suffit de se rendre sur la page facebook et de les contacter si vous le souhaitez.
On s’adapte à ce que nous donne la nature.

L’article Vlan #60 Vivre en autonomie dans une maison auto suffisante est apparu en premier sur Greg from Paris.